Le Trésor américain a imposé des sanctions à près de 60 entités, individus et navires lundi, augmentant sa campagne visant à couper les liens financiers de l'Iran et à isoler son économie. Les mesures visent cinq secteurs identifiés par le département : les actifs numériques, la technologie, l'or, l'aviation et le transport maritime.
Cette annonce a été annoncée dans le cadre de ce que le Trésor a défini comme un « Journée D » d'ordre économique, signalant une offensive générale visant l'infrastructure financière de Téhéran. Le secrétaire du Trésor américain Scott Bessent a déclaré que cette action vise à couper tous les lignes économiques qui appuient le gouvernement iranien jusqu'à ce que le régime soit isolé. « Personne n'est hors de portée des sanctions américaines », a déclaré Scott Bessent.
Ces sanctions font suite à près de six mois de conflit qui a débuté par des frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël en février, ce qui a entraîné une paralysie maritime et une restriction des flux de pétrole. Les négociations directes entre les États-Unis et l'Iran se sont déroulées en juin dernier, et les pourparlers entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping seront organisés le mois prochain.
Les prix du pétrole ont reculé lundi après une hausse de deux semaines, alors que les investisseurs ont réalisé leurs profits avant l'annonce. Cette tendance s'inscrit également dans le contexte de la publication par l'Iran d'un avertissement de navigation, dans lequel 45 navires sont identifiés comme ayant violé ses règles, menaçant de prendre des représailles contre les transferts de cargaison par navire impliquant ces navires. Les navires ciblés sont répartis dans plusieurs régions, notamment la Turquie, l'Irak, l'Inde et le Pakistan, selon l'avertissement.
Ces sanctions font partie d'une stratégie plus large visant à perturber les réseaux économiques de l'Iran, notamment dans les secteurs essentiels à sa production commerciale et à son génération de revenus. L'action du Trésor américain souligne la pression économique croissante exercée sur Téhéran dans le contexte des tensions régionales en cours.












