Le nombre d'Américains ayant présenté pour la première fois une demande d'aide au chômage a reculé à 206 000 dans la semaine close au 17 août, contre 212 000 la semaine précédente et moins que le pronostic de 210 000, selon des données publiées jeudi.
Ce dernier chiffre marque la deuxième semaine consécutive où le nombre initial de demandes de chômage reste inférieur aux prévisions, soulignant la résilience du marché du travail malgré les incertitudes économiques plus générales. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui permet de lisser les variations, a légèrement baissé à 210 250, contre 211 500 au trimestre précédent.
Les demandes à effectif continu, qui concernent les personnes percevant une allocation au moins pour une deuxième semaine, sont passées à 1,87 million, contre 1,85 million la semaine précédente. Le taux de chômage des assurés est resté stable à 1,2 %, à environ le même niveau que la semaine précédente.
Ces données ont été dévoilées dans un contexte incertain pour l'économie américaine : les dernières données montrent un ralentissement de l'inflation, mais la communauté monétaire demeure préoccupée par la continuité de la croissance. Les responsables de la Fed citent les conditions sur le marché du travail comme facteur déterminant dans leurs délibérations sur la politique monétaire, certains officialités soulignant qu'une augmentation durable du taux de chômage justifierait un changement de mesure monétaire.
La réaction du marché suite à la publication a été mitigée, avec une évolution minime des taux d'intérêt du Trésor américain et des futurs des actions qui maintenaient cependant des gains modérés. Les analystes estiment que le rapport renforce les attentes selon lesquelles la Fed pourrait maintenir les taux d'intérêt à leur niveau actuel lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, bien que les risques se situent toujours en faveur d'un éventuel allègement si les conditions du marché du travail continuent à se détériorer.
Ces données font suite à une période de volatilité dans les données relatives au marché du travail, y compris une légère augmentation des demandes de prestations au début de ce mois, lié à des ajustements saisonniers et à des licenciements spécifiques à certains secteurs, comme celui de la technologie et celui de la fabrication.












