Une coalition d’organisations agricoles et de producteurs de biocombustibles des États-Unis a exhorté l’administration Trump à rejeter toute extension des exemptions pour les petites raffineries, invoquant des risques pour les marchés des combustibles renouvelables et la demande agricole.
Les groupes, notamment l'American Renewable Fuels Association, Growth Energy et la National Farmers Union, ont envoyé une lettre au président Donald Trump jeudi pour s'opposer à une éventuelle augmentation des exemptions, qui pourrait atteindre entre 990 millions et 1,8 milliard de crédits. Cette extension est en cours d'examen dans le cadre d'efforts visant à réduire les prix de l'essence dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, même si le gouvernement n'a pas finalisé sa approche.
La coalition a argumenté que l'augmentation des exemptions affaiblirait le signal de demande de la Norme relative aux carburants renouvelables, invoquant une hausse prévue de 500 millions de gallons dans les quotas pour les carburants biologiques en 2027, afin de compenser les volumes perdus. Elle a mis en garde contre le fait que ce type de mesure décimerait les marchés des carburants biologiques et réduirait la demande de maïs et d'huile de soja, ayant un impact direct sur la région agricole au regard des élections partant du milieu de l'année 2020.
La sénatrice Joni Ernst, de l'Iowa, un État essentiel pour l'agriculture, a critiqué la proposition en la qualifiant de subvention pour les raffineurs. "Vous ne pouvez pas réduire les prix du gaz en retirant du marché le biodiesel d'origine américaine", a-t-elle déclaré dans un communiqué. "Ces exonérations écraseront la demande de maïs et de soja, tout en remplissant les poches des raffineurs qui réalisent déjà des profits records."
Les prix des crédits pour les biocarburants, appelés RIN, ont déjà diminué en raison de prévisions d'une demande plus faible. L'Agence de protection de l'environnement a fixé des obligations de volume de sources renouvelables pour 2026 et 2027 dans une règle publiée en mars, mais le gouvernement étudie s'il faut restaurer le volume perdu par le concours de futurs quotas ou d'autres mécanismes. Une décision devrait être prise avant la fin août, même si les sources indiquent que les contours définitifs restent incomplets.
La Maison Blanche a déclaré qu'elle mettrait en priorité les intérêts des consommateurs, des agriculteurs et des chaînes d'approvisionnement en matière d'énergie dans sa décision, ce qui laisse l'issue incertaine pour les producteurs de biocarburants et les marchés agricoles.












