L’administration Trump a déposé une réponse en justice, affirmant que sa décision de rebaptiser le Kennedy Center ne viole pas la décision du juge fédéral de mai, selon laquelle seul le Congrès peut modifier le nom du centre des arts de la scène.
Dans un document déposé lundi, le département de la Justice a soutenu que la décision prise le 13 août par le conseil du Kennedy Center d'amender les enseignes du bâtiment, notamment en ajoutant une référence à Donald J. Trump, était conforme aux pratiques autorisées en matière de remerciements aux donateurs. Le conseil, composé en grande partie de responsables nommés par le président, a voté 20-3 en faveur d'un changement de l façade pour qu'elle porte la mention The John F. Kennedy Center for the Performing Arts Restored et Renovated by President Donald J. Trump et du désignation des terres comme President Donald J. Trump Plaza. Auparavant, la façade en marbre du centre portait l'inscription The Donald J. Trump and John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts.
L'administration a également averti que sans réparations, la structure risquait de devenir dangereuse, affirmant qu'il fallait mener des efforts majeurs pour éviter une nouvelle détérioration qui pourrait nécessiter sa démolition. Le juge Christopher Cooper a conclu en mai que le lieu devait être nommé exclusivement en hommage à John F. Kennedy, comme l'avait décidé le Congrès en 1963, après son assassinat.
La représentante américaine Joyce Beatty, membre du conseil du Kennedy Center, a déposé une motion la semaine dernière pour arrêter la renommation, arguant que ces modifications violaient l'ordonnance du juge. Son avocat, Nathaniel Zelinsky, a qualifié le dossier présenté par l'administration de juridiquement non fondé. Une audience est prévue jeudi au tribunal fédéral de Washington.
Cette dispute fait suite à une série de recours juridiques intentés par Beatty l'année dernière, à la suite de la modification de la façade en marbre du Kennedy Center. En début d'année, le nom de Trump a été retiré de la façade, qui est restée recouverte d'un bâchage. Une cour d'appel fédérale a rejeté, en juillet, la demande de l'administration de conserver le nom dans le cadre de la procédure d'appel.












