Le trafic des pétroliers dans le détroit d'Hormuz était resté modéré au cours du week-end alors que les États-Unis et l'Iran se lançaient de nouvelles menaces, moins de 20 navires ayant été enregistrés alors qu'ils traversaient ce chokepoint crucial.
Le samedi, 13 tancérs ont transité le détroit, alors que seulement quatre l'ont fait dimanche, selon les données de Kpler citées par Reuters. Le vendredi précédent, 16 tancérs étaient passés par le détroit, et un très gros navire de transport de brut est sorti de ce dernier jeudi, selon ces données. Au cours des sept jours se terminant le 21 août, un total de 103 navires sont entrés dans le détroit tandis que 89 en sont sortis, selon les données de UK Maritime Trade Operations. Parmi ces navires, 45 % étaient des tancérs, et les tancérs à pétrole ont représenté 56 % du trafic.
Les niveaux de trafic restent bien en dessous des normes historiques, avec des transits détectés par l'AIS environ 90 % en-dessous des lignes de base avant le conflit et qui continuent à diminuer depuis un pic le 24-26 juin, note l'UKMTO.
Ce regain d'activité coïncide avec une rhétorique accrue. Scott Bessent, le secrétaire du Trésor américain, a prévenu que l'administration du président Donald Trump mettrait en œuvre une offensive économique imminente contre l'Iran, affirmant que cette administration avait déjà démantelé la majeure partie des capacités militaires iraniennes et affaibli son programme nucléaire. «À l'aube, commence un D-Day économique – la plus grande offensive financière jamais menée contre un adversaire», a-t-il écrit dans une tribune du Financial Times.
L'Iran a alors menacé de stopper toutes les exportations de pétrole depuis le golfe Persique. "Si la guerre économique se poursuit, pas une goutte d'huile ne sera exportée, ni par le détroit d'Ormuz ni depuis n'importe quel endroit du golfe Persique", a déclaré Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, dans un message sur les réseaux sociaux.
Malgré la tension accrue, les prix du pétrole ont baissé au début de la semaine, reflétant l'incertitude des marchés avant les mesures économiques américaines contre Téhéran. Les propos de Bessent ne précisaient pas de détails spécifiques de la campagne de sanctions proposée.













