Le trafic maritime dans le détroit d'Hormuz, un point de passage crucial pour les livraisons de pétrole à l'échelle mondiale, est resté réduit mardi, avec seulement cinq navires-cargos enregistrés transitant par cette voie, selon des données de suivi de navires de Kpler.
Ce chiffre est insuffisant par rapport à la moyenne des 10 jours, qui s'établit à 15 navires, et marque un léger recul par rapport aux quatre transits répertoriés lundi. Les derniers données, diffusées mercredi à 01h08 (à Brasília), indiquent que deux tankers transportant du gaz de pétrole liquéfié et du bitume ont quitté le golfe Persique par le détroit, tandis que deux tankers de produits pétrochimiques vides sont entrés de la baie d'Oman.
Le détroit d'Hormuz relie le golfe Persique au golfe d'Omān et constitue une route essentielle pour environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole. Les récentes efforts diplomatiques entre l'Iran et Oman ont suscité des espoirs d'amélioration de la stabilité maritim, des discussions ayant inclus la création d'un couloir temporaire conjoint et l'élimination de mines navales. Toutefois, les analystes préventent que de tels accords ne se traduiront pas immédiatement par des flux normaux de pétrole.
ING Economics a fait remarquer dans un document de recherche que tout accord entre Téhéran et Muscat ne reviendrait pas nécessairement à restaurer toute la capacité opérationnelle du détroit. La société a souligné que des conditions géopolitiques plus larges, notamment les sanctions américaines contre l'Iran, devaient s'assouplir avant qu'une normalisation significative ne puisse avoir lieu. « Il serait vraisemblablement nécessaire que les États-Unis suspendent le blocus des ports iraniens et atténuent les sanctions avant de constater des progrès vers la normalisation », a indiqué ING.
Autrement dans la région, la circulation dans le détroit du Bab el-Mandeb, une autre voie maritime fondamentale, a été stable, à 31 navires transportant des marchandises mardi, en accord avec la moyenne sur 10 jours. Les données de localisation des navires peuvent encore faire l'objet de révisions, car les navires ont parfois désactivé les transpondeurs de localisation pendant leur transit.













