FRANKFURT (Reuters) - Les actions de SAP ont chuté de plus de 4,7% mercredi, prolongeant leur repli de deux jours, poussé par une dégradation de la note de la banque UBS et une nouvelle prudence concernant les perspectives du secteur du logiciel américain.
Le leader allemand du logiciel d’entreprise, qui avait enregistré une hausse de près de 50 % au cours des quatre semaines précédentes, a vu ses actions chuter de 3,7 % en milieu d’après-midi à 178,60 euros, approchant la moyenne mobile à 21 jours qui avait limité les gains pendant un mois. Ce repli a réduit une partie des gains récents de l’indice DAX, dans lequel SAP pèse lourdement.
L'analyste UBS Michael Briest a maintenu une attitude prudente à l'égard de SAP, malgré l'admission du rôle central de la société dans l'architecture des logiciels d'entreprise. Briest a abaissé sa note de Buy à Neutral, invoquant l'absence de catalyseurs immédiats liés à l'intelligence artificielle et l'intégration lente des capacités d'intelligence artificielle agentielle. Il a également mis en garde contre une probablement décélération du Current Cloud Backlog (CCB), soit les revenus contractés relatifs au cloud, au cours du deuxième semestre de l'année, ce qui pourrait mettre la pression sur la monétisation et augmenter le risque que les clients recherchent des solutions alternatives en matière d'intelligence artificielle.
Le secteur plus large du logiciel a été confronté à une nouvelle pression aux États-Unis, où les actions d'Intuit, Zoom Communications et Adobe ont chuté chacune de 2,4 %. Ces baisses ont suivi une saison des résultats mitigés et une surveillance accrue des réglementations dans le secteur. Oracle s'est échappé au brouillard et a augmenté de 1,1 % avant l'ouverture de la bourse de New York, après que l'analyste de Citigroup Tyler Radke ait attribué à l'action un statut de "Positive Catalyst Watch", reflétant les perspectives de facteurs de soutien dans les 90 prochains jours. Les actions d'Oracle avaient atteint en juillet un niveau le plus bas depuis mai 2024.
La récente reprise de SAP avait été alimentée par un Optimisme entourant l’adoption de l’IA dans les entreprises, suite à une période prolongée de sous-performance liée aux inquiétudes liées au potentiel perturbateur de l’IA. La dernière baisse souligne la fragilité des tendances des investisseurs face à l’évolution des dynamiques sectorielles et aux préoccupations liées à la valorisation.













