Robertet, un groupe français de matières premières naturelles, a annoncé des revenus pour le premier semestre 2026 s'élevant à 444 millions d'euros, ce qui correspond à un manque de consensus des analystes de 2,67 % et reflète une diminution annuelle de 0,5 %.
La croissance organique a ralenti, à 2,8 % contre 4,9 % au premier trimestre, pour atteindre 0,7 % au deuxième trimestre, dans un contexte d'effets défavorables de la monnaie de trois points de pourcentage. Le guide de croissance organique de l'ensemble de l'exercice a été révisé à la baisse, dans une fourchette de 3 % à 5 %, contre une prévision initiale d'environ 5 %.
L'EBITDA récurent s'est établi à 94 millions d'euros, soit une marge de 21,1 %, contre 22,5 % au cours de la période correspondante de l'exercice précédent. La marge brute d'exploitation a augmenté de cinq points de base, à 59,7 %, tandis que le résultat d'exploitation a chuté de 11,4 % à 75 millions d'euros, avec une marge de 17,0 %.
Le bénéfice net imputable au groupe a reculé de 7,4 % à 54 millions d'euros. Les autres charges financières ont baissé de moitié, à 2 millions d'euros, contre 6 millions d'euros au cours de la même période l'année dernière.
Les résultats des divisions ont montré une croissance organique de la recette des aromes de 12,6 % à 176 millions d'euros, correspondant à 40 % des revenus globaux du groupe. La production de saveurs a diminué de 1,7 % à 149 millions d'euros, soit 33 % des revenus. Les matières premières ont baissé de 5,5 % à 107 millions d'euros, soit 24 % des ventes. La division santé et beauté a augmenté de 11,3 % à 13 millions d'euros.
Du point de vue géographique, l'Amérique latine a enregistré une croissance organique de 21,2 %, l'Asie a connu un taux de croissance de 11,7 %, tandis que l'Amérique du Nord et l'Europe/MEA ont enregistré des baisses limitées de 0,8 %.
Le free cash flow s'est établi à 15 millions d'euros après des dépenses en immobilisations de 18 millions d'euros et des investissements financiers de 6 millions d'euros. L'équity du Groupe s'est consolidé à 647 millions d'euros au 30 juin.
Le président-directeur général, Jérôme Bruhat, a déclaré que l'entreprise «a désormais une vue plus claire que celle qu'elle avait en juillet », grâce à une meilleure visibilité de la part des équipes à l'échelon pays. La direction a qualifié la marge Ebitda récurrentes comme restant à un niveau élevé.
La société a également souligné les progrès accomplis dans son plan « de la semence à la réussite 2030 », qui vise des revenus compris entre 1,1 milliard d'euros et 1,2 milliard d'euros d'ici à 2030 et des marges Ebitda à long terme supérieures à 20 %, avec des contributions attendues de M&A comprises entre 50 millions d'euros et 80 millions d'euros.













