Les actions de PG&E et d'Edison International ont baissé après que les législateurs californiens aient rejeté le plan de la gouverneure Gavin Newsom sur la responsabilité des incendies de forêt, invoquant des inquiétudes concernant la stabilité du marché.
PG&E a chuté de 10 % vendredi, tandis qu'Edison International a perdu environ 3,5 %, selon les données de marché. Ces baisses étaient liées à l'échec des négociations jeudi soir, lors d'une rencontre à huis clos entre le personnel du gouverneur et les législateurs démocrates de l'État. La proposition avait pour objectif d'empêcher les assureurs de poursuivre en justice les sociétés d'électricité responsables des incendies devastateurs et de recouvrer les pertes par subrogation, un processus par lequel les assureurs récupèrent les paiements des parties responsables.
Ce plan visait également à répondre aux préoccupations relative à un éventuel incendie causé par une entreprise publique qui pourrait épuiser le fonds de responsabilités en matière d'incendie de la Californie, financé par les usagers et les/actionnaires, risquant potentiellement la faillite des entreprises concernées. Cependant, les assureurs ont averti que la suppression du droit de subrogation conduirait à une augmentation notable des primes et à la déstabilisation du marché des assurances de l'état.
Dans une note obtenue par KCRA 3 jeudi soir, le bureau du gouverneur a reconnu que aucune voie n'était claire pour mettre en œuvre des réformes structurelles plus larges afin de réduire les coûts. Malgré cet échec, la note indiquait que l'administration poursuivrait plusieurs mesures, notamment l'interdiction des primes pour les directeurs généraux des entreprises de services publics si leur entreprise provoque un incendie de forêt, la création d'un programme de paiement rapide pour l'indemnisation des victimes et l'établissement d'une stratégie et d'une plate-forme de partage de données concernant les incendies de forêt dans tout l'État. La note proposait également d'interdire les investissements spéculatifs dans les demandes d'indemnisation pour les incendies de forêt par les fonds d'investissement et les firmes de capital-investissement.
Le rejet reflète les tensions actuelles entre la volonté de la Californie de rendre compte des incendies de forêts et la stabilité financière de ses compagnies d'électricité et d'assurance.












