One United Properties a enregistré une baisse de 68 % de son bénéfice net au premier semestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, s’élevant à 79,2 millions de lei roumains (RON), en raison de retards causés par une nouvelle législation résidentielle et une cyberattaque sur le cadastre national.
Le chiffre d’affaires a reculé de 47 % à 440 millions de RON, tandis que le résultat avant impôt a chuté de 68 % à 96,5 millions de RON. Hors impact de la loi Nordis, entrée en vigueur en décembre 2025, les chiffres ajustés affichaient un repli de 10 % du chiffre d’affaires à 742,5 millions de RON et une baisse de 68 % du bénéfice net à 178,1 millions de RON.
L’entreprise a attribué ce recul à l’obligation de division préalable des unités imposée par la loi Nordis, qui a instauré une phase de réservation de 5 % au lieu d’un acompte de 30 % précédemment. Cette mesure a décalé la reconnaissance des revenus, retardant ainsi la comptabilisation des ventes selon les normes IFRS 15. Une cyberattaque ayant touché le cadastre national roumain entre juillet et août 2026 a en outre perturbé les inscriptions, les contrats définitifs et les encaissements.
Le segment résidentiel a vu ses revenus reculer de 64 % à 230,5 millions de RON, tandis que les revenus locatifs ont progressé de 3 % à 83,9 millions de RON, avec un résultat net locatif en hausse de 6 % à 56,8 millions de RON. L’EBITDA s’est établi à 157,2 millions de RON, contre 274,9 millions de RON en données ajustées hors impacts législatifs. Les charges générales et administratives ont atteint 55,3 millions de RON, incluant une charge non monétaire de 20,7 millions de RON liée aux plans d’options sur actions.
Les plus-values de juste valeur sur les actifs immobiliers, principalement portées par l’avancement des projets One Gallery et One Technology District, se sont élevées à 104,1 millions de RON. L’actif total a progressé de 4 % à 6,9 milliards de RON, avec des fonds propres à 3,8 milliards de RON et un endettement net de 1,5 milliard de RON, représentant 22 % de l’actif total. Le ratio d’endettement ajusté s’établissait à 16,5 %, tandis que la valeur nette d’actif ajustée revenant aux actionnaires s’élevait à 1,24 milliard d’euros, soit environ 62 RON par action.
Les transactions résidentielles ont augmenté de 11 % à 106,1 millions d’euros, couvrant 229 unités et 25 000 m², avec un prix contractuel moyen de 3 900 euros par m², en hausse de 24 % sur un an. Les ventes en cash engagées avec les clients jusqu’en 2029 s’élevaient à 445 millions d’euros, tandis que les réservations restaient stables à 103 millions d’euros au 30 juin.
Le portefeuille locatif affichait un revenu opérationnel net annuelisé de 28,6 millions d’euros, avec 152 000 m² de surface locative brute à 95 % d’occupation et un terme moyen pondéré restant à courir de 5,2 ans. L’entreprise anticipe une croissance de 28 % de son portefeuille élargi avec l’ajout de One Gallery, One Technology District et de l’hôtel Mondrian, visant 195 000 m² et 40,5 millions d’euros de revenu opérationnel net annuelisé à 96 % d’occupation et un terme moyen pondéré restant à courir de 6,9 ans.
One United Properties a revu à la baisse ses objectifs de bénéfice net pour l’exercice 2026, les situant désormais entre 15 % et 20 % en dessous de la cible initiale de 457,7 millions de RON, soit une fourchette comprise entre 366 millions et 389 millions de RON. L’entreprise a également souligné que 2026 serait son année de livraison la plus importante, avec 2 562 unités prévues à la livraison.
Le directeur financier, Cosmin Samoilă, a évoqué les défis posés par les changements réglementaires et la perturbation du cadastre, tandis que Victor Căpitanu, membre du comité exécutif, a mis en avant la résilience du segment locatif face aux évolutions du marché.












