Les prix du pétrole ont augmenté lundi, tandis que les marchés évaluaient les effets des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran, annoncées la veille. Les futures du brut Brent ont augmenté de 1,9 % pour atteindre 90,38 dollars le baril à 05h53 à Brasília, alors que les futures du brut WTI américain ont reculé de 2,0 % à 83,25 dollars, au niveau d'un plus bas de la semaine. Les deux indices avaient clôturé la séance précédente avec des baisses supérieures à 2 %.
Les sanctions américaines, dévoilées lundi, ciblent 60 entités et individus liés à l'Iran, avertissant contre le maintien de liens économiques avec Téhéran. Washington n'a pas imposé de sanctions immédiates ni précisé un calendrier d'application. La liste exclut les entités en provenance de la Chine, le plus gros acheteur d'énergie iranienne. Les analystes ont noté que ces mesures n'étaient pas susceptibles de perturber substantiellement les marchés du pétrole, ING indiquant que les traders considèrent l'effort des États-Unis visant à isoler l'Iran comme marginal plutôt que comme un facteur susceptible de bouger les marchés.
Le trafic dans le détroit d'Ormuz, un point de gravité essentiel pour les livraisons de pétrole et de GNL à l'échelle mondiale, a été fortement limité. Seul un navire cargo a traversé le détroit lundi, ce qui constitue le plus faible volume quotidien depuis le 7 mai, en baisse par rapport aux niveaux d'avant la guerre, où environ un cinquième des livraisons de pétrole et de GNL traversaient cette voie. Cette baisse est consécutive à l'effondrement d'un mémorandum d'accord du mois de juin visant à suspendre les hostilités, après que des attaques contre des tankers dans le détroit aient entraver les efforts menés en vue d'un cessez-le-feu durable.
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, a annoncé des progrès dans les discussions avec les autorités iraniennes, ce qui laisse supposer une éventuelle réactivation de l'accord provisoire de cessez-le-feu. Naqvi a indiqué que le président iranien avait partagé le point de vue de son gouvernement au cours d'un dialogue constructif. Les analystes d'ANZ ont averti que bien que la campagne conduite par les États-Unis pour isoler l'Iran soit présentée comme inédite, l'absence d'échéancier précis pour son application limite son impact immédiat sur les marchés.
La annonce des sanctions coïncide avec des tensions géopolitiques plus générales au Moyen-Orient, où la stabilité régionale continue d'influencer les flux commerciaux dans le secteur de l'énergie et la volatilité des prix.













