Six fédérations nordiques de football ont déclaré dimanche qu'elles avaient perdu la confiance dans le président de la FIFA, Gianni Infantino, et ont exigé des réformes radicales au sein de l'instance mondiale du football.
Les fédérations du Danemark, de la Finlande, d'Islande, de la Norvège, de la Suède et des Îles Féroé ont publié une déclaration commune à Helsinki en soutien aux appels à la démission d'Infantino, lancés par trois importantes conférences régionales : l'UEFA, la Confédération asiatique de football (AFC) et la Confédération des fédérations des Caraïbes, du centre-ville d'Amérique (Concacaf). Les instances nordiques sont inquiètes du processus de gouvernance et de prise de décision au niveau le plus élevé de la FIFA.
Cette décision fait suite à la vague de critiques mondiales contre une proposition controversée d'Infantino visant à vendre une part des événements de la FIFA, comme la Coupe du monde, à des investisseurs de capital-investissement. Ce plan a été abandonné peu après sa présentation, face à de vives réactions. La Fédération danoise de football (DBU) avait préalablement promis de rechercher une alternative fiable à Infantino à l'approche des élections de l'année prochaine.
Les fédérations sportives régionales ont également discuté d'un éventuel vote de défiance contre le président de la FIFA. La déclaration des fédérations nordiques s'est accordée avec les critiques plus générales émanant des instances européennes et asiatiques de football, soulignant la montée de l'inquiétude quant aux normes de gouvernance et de leadership de la FIFA.
Ces développements interviennent après que Gianni Infantino ait assisté à l'investiture du nouveau président de la Colombie, Abelardo De La Espriella, à Cali le 7 août, un événement ayant attiré l'attention sur les engagements mondiaux de la FIFA et les controverses internes.












