L'indice principal des actions de Londres a reculé jeudi, mettant fin à une série de six sessions de gains, alors que la baisse de 0,5 % du Brent pesait sur les producteurs d'énergie intégrés et sur l'humeur générale du marché.
Le FTSE 100 a baissé de 0,5 %, interrompant sa plus longue série de hausses consécutives depuis fin mai. Le brut de Brent, la référence mondiale, a baissé près de 87,40 USD le baril, prolongeant une baisse multijournée qui a pesé sur les valeurs du secteur de l'énergie intégrée listées à Londres.
Parmi les sociétés individuelles, Prudential a perdu 1,2 % malgré une hausse de 8 % sur un an du bénéfice des affaires nouvelles au premier semestre, à 1,38 milliard de dollars. Shell et BP ont également baissé avec la chute des prix du brut, ce qui a érodé les valorisations des géants du secteur.
Autrefois dans l'économie britannique, la production de véhicules britanniques a chuté de 11,6 % d'année en année en juillet à 63 655 unités, selon la Society of Motor Manufacturers and Traders. Les exportations ont baissé de 15,9 % au cours de la même période, et les sources du secteur ont attribué cette chute aux fermetures de maintenance des grands constructeurs automobiles, plus précoces que d'habitude durant l'été.
Les marchés pétroliers sont restés sensibles aux signaux géopolitiques, les traders invoquant les négociations diplomatiques en cours entre les autorités qatariennes et iraniennes à Téhéran comme un éventuel catalyseur d'une réouverture du transit commercial dans le détroit d'Ormuz. Les métaux industriels ont proposé un certain soutien, le zinc ayant enregistré une septième hausse quotidienne consécutive et les marchés du cuivre ayant enregistré une modeste reprise.
Les opérateurs de la City de Londres ont continué d'être attentifs aux signaux émis par la Banque centrale européenne, le président de la Réserve fédérale américaine (FED), M. Kevin Warsh, devant prononcer son allocution inaugurale lors du Symposium économique de Jackson Hole vendredi. Les participants au marché attendaient des éclaircissements sur les conditions du crédit mondial et la liquidité systémique avant la rentrée boursière.













