Paris, 27 août (Investing.com) – La principale association du patronat français, le Medef, a organisé le premier débat présidentiel avec les principaux candidats du pays jeudi. L'événement, auquel ont assisté des PDG de grandes entreprises, était une mise à l'épreuve pour la leader d'extrême droite Marine Le Pen, devant une audience ayant longtemps été sceptique envers ses compétences économiques.
À la question sur la façon dont elle affrontera les finances publiques précaires de la France, Mme Le Pen a déclaré que le gouvernement devait «réduire considérablement ses dépenses» et a promis de retrouver le contrôle du déficit, ce qui met sa position en contraste avec celle de son adversaire de gauche, Jean-Luc Mélenchon.
Un sondage d’OpinionWay commandé par le Medef révèle que 82 % des dirigeants d’entreprises sont pessimistes quant à l’impact des politiques du prochain président sur l’économie. Ce sondage intervient alors que la dette publique de la France atteint un record de 117 % du PIB et que le pays lutte avec l’un des plus grands déficits budgétaires de la zone euro.
Le débat a eu lieu alors que le gouvernement minoritaire se prépare à fixer son objectif de déficit pour 2027 dans les semaines à venir et doit présenter un projet de loi de budget au Parlement d'ici le 6 octobre. Les actions des plus grandes entreprises de France sont retombées à leur plus bas niveau en un mois jeudi, reflétant l'appréhension des investisseurs avant l'élection présidentielle de 2027, le premier tour prévu en avril et un deuxième tour en mai.
D'autres candidats ont utilisé la scène pour contester les propositions de Mme Le Pen. M. Mélenchon a proposé d'éliminer toutes les subventions aux entreprises afin de réduire le déficit, tandis que l'ancien Premier ministre de droite Gabriel Attal s'est attaqué à Mme Le Pen sur la réduction du déficit. Le leader conservateur Bruno Retailleau et la leader des Verts Marine Tondelier ont également critiqué les projets de Mme Le Pen en matière d'immigration et de fiscalité, soulignant ainsi les enjeux politiques et économiques de l'élection à venir.













