JPMorgan a réitéré son perspective constructive sur l'équité mondiale jusqu'à la fin de 2026, prévoyant une progression graduelle favorisée par la rotation des secteurs plutôt qu'une montée en puissance généralisée du marché. Le stratégiste Fabio Bassi, dans une note client publiée lundi, a souligné l'amélioration de l'appétit pour le risque, comme en témoigne la récente reprise du secteur des semi-conducteurs.
La banque préfère les actions de qualité et de croissance, les sociétés technologiques de grande taille et le secteur des semi-conducteurs, qu'elle considère comme attractifs après la récente revalorisation. M. Bassi a noté que les taux d'intérêt à long terme plus élevés et les courbes de rendement plus raides pourraient signaler une demande de capitaux plus forte et des opportunités d'investissement, plutôt que des erreurs de politique des banques centrales.
Les conditions de base demeurent favorables, avec un scénario « Goldilocks » caractérisé par une désinflation soutenue et une pause de la Réserve fédérale, ce qui pourrait amplifier la tendance haussière du marché. Sur les marchés développés, les taux obligataires à long terme ont augmenté parallèlement à l’accentuation progressive de la courbe, motivée par une pression liée à l’offre, car les investissements en capital des entreprises à grande échelle rivalisent avec l’émission souveraine. Les rendements réels élevés, alimentés par la confiance dans la monétisation de l'intelligence artificielle, ont contribué à ce déplacement.
Les rachats dans le Treasury à échéance plus longue, notamment pour des maturités de 10 et 30 ans, se sont intensifiés alors que les investisseurs se montrent dérangés par les rendements à long terme élevés. JPMorgan ne prévoit pas que le symposium de Jackson Hole de la semaine prochaine résoudrait les controverses en cours sur la fonction de réaction de la Réserve fédérale, ce qui suggère que l’incertitude politique demeurera dans l’immédiat.












