L'Iran a averti dimanche les États voisins de ne pas participer aux nouvelles sanctions américaines, déclarant que toute allégiance à Washington serait considérée comme un acte d'hostilité et mettrait leurs intérêts en danger.
Le chef de la sécurité, Mohsen Rezaei, s’exprimant par l’intermédiaire de la chaîne Al Jazeera, a déclaré que les pays qui se joindraient à la campagne de sanctions menée par l’administration de Donald Trump contre l’Iran seraient considérés comme des ennemis, sans préciser quelles nations étaient concernées. Cette mise en garde faisait suite à l’annonce prévue pour lundi par le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, qui détaillerait l’étendue des mesures proposées, décrites comme les sanctions les plus strictes jamais imposées à Téhéran.
Les mesures potentielles comprennent des sanctions contre les raffineries chinoises indépendantes qui achètent du pétrole iranien, des pénalités imposées aux grandes banques chinoises traitant des fonds iraniens, ainsi que des tarifs secondaires sur les pays qui commercent avec l'Iran. La Chine représentait plus de 80 % des achats de pétrole par voie maritime de l'Iran en 2025, selon les données officielles.
Le détroit d'Ormuz, un point de blocage crucial pour les cargaisons pétrolières mondiales, reste pour l'essentiel fermé en raison de la confrontation. L'Iran a autorisé quelques mouvements de navires, y compris des pétroliers irakiens, mais n'a pas rouvert la voie navigable alors que les États-Unis maintiennent un blocus naval des ports iraniens. Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a déclaré que quelque 8 millions de barils de pétrole par jour sont transportés par le détroit par le biais d'opérations militaires, contre plus de 20 millions de barils par jour avant que la crise ne déclenche.
Les discussions avec Oman sur les modalités de réouverture de la dorsale ont avancé sans parvenir à un accord définitif. En attendant, le ministre iranien du pétrole Mohsen Paknejad a annoncé la découverte d'un champ gazeux contenant plus de 7,5 billions de pieds cubes de gaz dans la province de Fars, au sud du pays.
Des efforts diplomatiques sont en cours pour établir des routes commerciales alternatives. Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salmane doivent discuter des projets de pipelines étendus, de liaisons ferroviaires et d'une utilisation accrue des ports omani en dehors du golfe. Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, Asim Munir, doit se rendre lundi à Téhéran pour soutenir la diplomatie régionale.












