DUBAI, 21 août (Reuters) - Le négociateur en chef de l'Iran a averti vendredi que Téhéran devait surmonter ce qu'il a qualifié de sanctions injustes des États-Unis, alors que Washington s'apprête à imposer ce qu'il a qualifié des mesures les plus sévères jamais prises visant la République islamique.
Mohammed Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien, l'une des personnalités politiques les plus influentes du pays, a déclaré devant des représentants des entreprises iraquiennes et iraniennes à Bagdad que le développement économique et la sécurité nationale sont intimement liés. Il a accusé les États-Unis et Israël d'engager une guerre économique et cognitive à l'encontre de l'Iran, après avoir échoué à établir une domination militaire dans la région.
Les propos de Qalibaf se sont produits après une annonce du secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent, jeudi dernier indiquant que Washington imposerait de nouvelles sanctions à grande ampleur à l'égard de l'Iran. Bessent a laissé entendre que ces mesures pourraient réduire la nécessité de nouvelles opérations militaires de grande ampleur, bien qu'il n'ait précisé ni leur étendue ni leur calendrier, au-delà de l'annonce selon laquelle leurs détails seront rendus publics lundi.
Le responsable iranien a appelé à des liens économiques plus forts entre Bagdad et Téhéran, en proposant que les deux pays effectuent des échanges bilatéraux en leurs monnaies nationales pour réduire leur dépendance au dollar américain. Il a présenté les sanctions comme une tentative des puissances occidentales d'exploiter les ressources naturelles des pays musulmans, invitant les partenaires régionaux à élaborer des stratégies pour contrecarrer ces restrictions.
Les nouvelles sanctions entreront en vigueur à la fin de la semaine prochaine, augmentant la pression économique sur l'Iran dans le contexte des tensions géopolitiques en cours au Moyen-Orient.













