L'Iran a promis de répondre aux nouvelles sanctions américaines imposées à 60 personnes, entités et navires, alors que les tensions régionales s'intensifiaient après l'annonce de ces mesures lundi. Le Département du Trésor des États-Unis a élargi les restrictions en ciblant des entités liées aux secteurs de l'énergie et des finances de l'Iran dans le cadre des frictions géopolitiques en cours.
La annonce des sanctions coïncidait avec un message adressé par le chef de l'armée pakistanaise à Téhéran, que des fonctionnaires iraniens ont décrit comme une tentative de redonner vie aux négociations politiques bloquées. Une source du gouvernement pakistanais a déclaré que Washington avait indiqué qu'il annulerait les sanctions soit avant, soit pendant un nouvel épisode des négociations, selon des informations locales.
Le transit de pétrole via le détroit d'Hormuz, un nœud stratégique pour les expéditions mondiales de brut, est inférieur à 5 millions de barils par jour lundi, selon les données provisoires de Vortexa. C'est un fort recul par rapport aux niveaux pré-conflictuels de plus de 20 millions de barils par jour, soit environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Cette réduction souligne l'impact plus général de l'instabilité régionale sur les marchés de l'énergie.
Le ministre iranien de l'Économie, Ali Madanizadeh, a prévenu que les États-Unis avrebbero à face des conséquences, en déclarant que «les ennemis devraient patienter avant d'attaquer». Il a également souligné que ni la Chine ni la Russie n'avaient acceptées les dernières mesures américaines. Le général de brigade Hossein Mohebbi des Gardiens de la Révolution d'Iran a renouvelé la menace, promettant «de sévères frappes aux intérêts américains et aux points clés de l'industrie de l'énergie» si l'infrastructure iranienne était cible.
Les nouveaux incidents font suite à une série d'incidents régionaux, dont un raid contre un pétrolier à environ 17 kilomètres au nord-est d'Ash Shishah, en Oman, mardi. L'emplacement et le timing de l'incident ont augmenté les inquiétudes concernant la sécurité maritime dans le golfe. En outre, le ministre des Affaires étrangères de l'Oman est arrivé mardi en Iran pour y mener des pourparlers, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent afin de calmer les tensions.
Le conflit, qui a commencé par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran en février, a déjà fait des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban. Un accord provisoire a été conclu en juin, mais Washington a renoué le blocus des ports iraniens à la mi-juillet, ce qui a accentué les tensions. La administration américaine a indiqué que des diplomates déplacés pourraient commencer à revenir au Moyen-Orient dès cette semaine, selon des informations rapportées par The New York Times.
Les analystes soulignent que les dernières sanctions et les menaces de représailles risquent de déstabiliser davantage la région, avec des implications potentielles sur les approvisionnements en énergie mondiaux et les marchés financiers. La situation demeure très mouvante, avec les prochaines élections législatives aux États-Unis en novembre et une réunion prévue entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping le mois prochain, ce qui ajoute un élément d'incertitude supplémentaire au paysage diplomatique.













