La candidate à la tête de la banque centrale indonésienne, Destry Damayanti, s'est engagée à soutenir des politiques axées sur la croissance, lors de son audition devant un comité de contrôle du Parlement mercredi. La spécialiste en économie, qui a étudié à Cornell et qui occupe actuellement les fonctions de gouverneur par intérim depuis la démission inattendue de Perry Warjiyo le mois dernier, a décrit sa ligne de conduite avant la décision qui sera rendue plus tard cette semaine.
Damayanti, âgée de 62 ans, a déclaré aux parlementaires que le mandat de Bank Indonesia s'étend au delà de la stabilité monétaire et financier pour favoriser les conditions de croissance du secteur réel et de l'emploi. Ses propos ont été prononcés alors que la roupie reste l'une des monnaies les plus faibles en Asie, perdant environ 6 % contre le dollar américain cette année, tandis que les actions indonésiennes ont chuté d'environ 25 % au cours de la même période.
La banque centrale a augmenté son taux directeur de 100 points de base depuis le mois de mai, y compris une hausse hors-cycle en juin, qui marque sa première augmentation de ce type en huit ans. Damayanti a indiqué que la transmission de la politique serait optimisée pour garantir une liquidité suffisante, ainsi que le renforcement de la stabilisation du taux de change par le biais d'interventions ciblées.
Sa nomination fait suite à la nomination par le président Prabowo Subianto d’alliés à des postes clés, y compris la démission de Sri Mulyani Indrawati du poste de ministre des Finances l’an dernier. Le Parlement, dominé par les partis alignés sur le président, est largement prévu confirmer Damayanti, ce qui la ferait devenir la première Présidente de la Banque centrale d’Indonésie. Un vote en plénière doit être nécessairement adopté avant sa nomination officielle.
Le processus de vérification comprendra un entretien pour le poste de sous-gouverneur supérieur plus tard mercredi. La confirmation de Damayanti concluera une période d'incertitude suite à la démission partielle de Warjiyo, qui a ainsi mis un terme à un mandat prévu pour prendre fin en 2028. Le dernier rejet d'un candidat du président en exercice à la tête de laBanque centrale se est produit en 2008.













