La Cour suprême de l'Inde a adressé une mise en demeure formelle à Tata Steel Limited concernant un différend vieux de plusieurs années relatif à des manquements dans l'expédition de minerais au bloc de chromite de Sukinda, dans l'État d'Odisha.
Cette notification légale fait suite au recours de l'État d'Odisha contre un arrêt du 20 avril 2026 rendu par la Cour supérieure d'Orissa à Cuttack, qui avait annulé deux avis de demande distincts totalisant 4,31 milliards de ₹ (51,7 milliards de dollars) envoyés à Tata Steel. Ces avis, établis en juillet 2025 et en octobre 2025, allèrent d'une part sur des déficits de déversement minéral pendant les quatrième et cinquième années de l'Accord de développement et de production des mines, couvrant le 23 juillet 2023 au 22 juillet 2025.
Tata Steel avait contesté ces deux avis dans deux demandes séparées déposées en août et en octobre 2025, ce qui a conduit la Haute Cour de l'Orissa à réserver sa décision en février 2026 avant de rendre enfin annulables les avis. L'État de l'Odisha a ensuite déposé des pétitions spéciales à la Cour suprême, ce qui a conduit à la notification adressée à Tata Steel, que la société a confirmée avoir reçue.
La Cour suprême a fixé la prochaine audience au 5 octobre 2026. Le litige juridique porte sur des allégations de violations de la règle 12-A du Règlement des concessions minérales de 2016, qui régit les exigences de répartition des ressources minières. Tata Steel a communiqué la notice de la Cour suprême conformément au Règlement de 2015 relatif aux obligations et aux exigences de divulgation de SEBI concernant les inscriptions au marché boursier.
Le bloc de chromite de Sukinda, situé dans le district de Jajpur en Odisha, est un atout clé pour les opérations de ferrochrome de Tata Steel. Le siège de l'entreprise à Mumbai a confirmé la réception de la notification de la Cour suprême le 24 août 2026.













