Goldman Sachs a abaissé le score de Société Générale à « neutre » depuis « acheter », lundi, invoquant une hausse des dépenses en investissement dans la division Marchés mondiaux de la banque française comme principal obstacle à la rentabilité à court terme.
La banque a abaissé son objectif de prix à 80,50 euros, contre 90,75 euros, ce qui implique une marge de progression de 9,8 % par rapport au cours de clôture de Société Générale le 1er septembre, soit 73,29 euros. Goldman a également abaissé son multiple de valorisation à 8,0 fois, contre 9,0 fois auparavant, en raison des préoccupations concernant le levier opérationnel et la situation macroéconomique plus difficile.
Les analystes prévoient que le ratio coût-résultat de Société Générale atteindra 56 % d'ici 2029, dépassant les estimations du consensus de 54 %, soit une écart de 200 points de base. Le bénéfice net pour 2029 est prévu à 7,3 milliards d'euros, environ 5 % en dessous des 7,6 milliards d'euros du consensus. Le rendement sur l'actionnariat tangible devrait s'établir à 13,6 %, tandis que les distributions annuelles totales entre 2027 et 2029 sont estimées entre 5,7 milliards et 5,9 milliards d'euros.
Le ratio de l'apport propre CET1 de Société Générale est géré au dessus d'un objectif de 13%, avec des distributions ordinaires établies à environ 50% des bénéfices, complétées par des rachats supplémentaires. La banque prévoit d'organiser une Journée des marchés capitalisés le 21 septembre prochain pour présenter sa stratégie en matière de croissance des actifs pondérés en fonction du risque, de contrôle des coûts, de rendement et de distribution d'excédents de capital.
Au cours des deux années précédant le downgrade, Societe Generale a délivré un rendement total de ses actions d'environ 250 %. Depuis son ajout à la liste d'achat de Goldman le 4 décembre 2025, le titre a augmenté de 16 %, surpassant la hausse de 13 % de l'indice FTSE World Europe sur la même période.












