Les marchés boursiers mondiaux ont poursuivi leur baisse mercredi, alors que les rendements des obligations d'État ont atteint des sommets records, suscitant des craintes concernant l'inflation et la marge budgétaire.
Les actions asiatiques ont été les principaux perdants, avec la baisse de 2,7% du Nikkei 225 au Japon, de 1,4% du CSI 300 en Chine et de 3,3% du KOSPI en Corée du Sud. Les marchés américains ont suivi dans la nuit, avec la baisse de 1,2% du Russell 2000, un indice des petites entreprises.
La vente de dettes publiques s'est accentuée mardi, conduisant le rendement des bons de dette à 10 ans du Royaume-Uni aux plus hauts niveaux depuis le début de 1998 et le rendement des obligations à 10 ans du Japon aux plus hauts niveaux depuis 1996. Les analystes ont cité trois principaux facteurs à l'origine de cette tendance : les anticipations d'inflation élevées, les préoccupations relatives aux dépenses publiques accrues et la concurrence accrue pour les capitaux des entreprises tirant profit de l'intelligence artificielle.
Les prix du pétrole brut de Brent ont augmenté pour atteindre 97 dollars le baril, leur niveau le plus élevé depuis fin juillet, après que des attaques aériennes américaines sur des cibles iraqiennes aient accentué les risques d'approvisionnement. Cette hausse menace de renforcer les pressions inflationnistes qui gravitent déjà sur les marchés des obligations. ING a noté que, bien que les flux de pétrole traversant le détroit d'Hormuz aient continué, en dépit de l'impasse américaine-iranienne, « les tensions montantes misent clairement en péril les passages ».
Le rendement des obligations gouvernementales à 10 ans de l'Australie a atteint 5,22 %, un record sur 15 ans, tandis que le rendement à 10 ans de l'Inde a brièvement franchi pour la première fois en trois mois la barre des 7 %. Au Royaume-Uni, les rendements des obligations à 10 ans ont progressé de 0,25 point de pourcentage en une seule session, un niveau sans précédent depuis l'arrivée de Liz Truss au poste de Premier ministre, ce qui a suscité des alertes de la part de l'ancien ministre des Finances, Lord Jim O'Neill, selon qui les taux hypothécaires pourraient encore augmenter si les marchés obligataires ne stabilisent pas.
Les stratégistes du marché de Deutsche Bank ont décrit ce changement comme un « refroidissement » qui sévit sur les marchés, provoqué par la hausse des risques géopolitiques, des prix du pétrole et des rendements des obligations à l'approche de l'automne météorologique dans l'hémisphère nord.













