Le conseil des gouverneurs du Système fédéral de réserves a réalisé son enquête auprès des agents principaux des crédits, qui couvre l’évolution du taux des crédits de juin à août 2026, entre le 11 et le 24 août 2026. Dix-sept institutions, auxquelles on attribue pratiquement tous les financements par des dealers de titres en dollars à des non‑dealers, ont participé à l’enquête. Elle a été préparée par Xin Huang de la Division de la recherche et des statistiques de la Fed, avec l’aide du personnel de la Banque fédérale de New York.
Pour tous les types de contreparties, les courtiers ont indiqué que les conditions de prix et hors prix pour les opérations de financement par titres et les dérivés sur marché ouvert étaient essentiellement inchangées en valeur nette. Cependant, environ 23,5 % des répondants ont déclaré que les fonds spéculatifs intensifiaient leurs efforts pour négocier des conditions plus favorables.
Les modifications des pratiques des contreparties centrales (CCP), comme les exigences de marge et les rabais, ont été ressenties dans une moindre mesure par 47 % des négociants (17,6 % dans une certaine mesure, 29,4 % dans une faible mesure), alors que 52,9 % ont déclaré que les modifications apportées par les CCP n'avaient aucune incidence sur les conditions de crédit dans les transactions bilatérales non gérées.
Les conditions du collatéral de financement par valeurs mobilières sont restées globalement stables, mais plus d’un tiers des courtiers ont signalé une élargissement des écarts dans le financement des actions. La demande de financement des actions a augmenté chez plus d’un tiers des répondants, et environ un tiers ont signalé une augmentation de la demande, à la fois pour le financement et pour le financement à terme de valeurs à capitalisation variable sécurisées par des prêts à la consommation (CMBS). La liquidité, le bon fonctionnement des marchés et les contentieux sur la valeur du collatéral n’ont pas évolué notablement selon les types de collatéraux.
Les niveaux de levée de fonds ont été en général stables. Pour les clients des fonds de couverture, 88,2 % des conseillers ont indiqué que le niveau de levée de fonds n'avait pas varié, 5,9 % d'entre eux mentionnant une légère augmentation ou une légère diminution. Parmi les REITs négociés, 85,7 % ont indiqué un niveau de levée de fonds inchangé, tandis que 14,3 % ont signalé une augmentation.
En ce qui concerne les interrogations spéciales, les réponses ont comparé les conditions actuelles à celles de la dernière décennie pour les sociétés de placement de longue date. Plus d'un tiers d'entre elles indiquent que les capitaux alloués aux actions sont proches de l'extrémité supérieure de leur fourchette de valeur sur 10 ans, et plus de 75% des sociétés en allouent plus que la moyenne de la décennie. Des tendances similaires sont observées pour les titres d'État américains (plus de 25% proches de l'extrémité supérieure, plus de 50% au-dessus du point milieu) et les obligations d'entreprises (plus d'un tiers proches de l'extrémité supérieure, plus de 50% au-dessus du point milieu).
En ce qui concerne les écarts de marge, près de trois quarts des courtiers établis indiquent que les écarts d'émetteur se situent au-dessus du point médian à 10 ans, tandis qu'environ un tiers ont signalé la même chose pour les écarts de placement obligataire. Les spreads des titres du Trésor ont été déclarés environ au point médian.
Dans le segment du levier des fonds spéculatifs, deux tiers des 15 négociants ayant au moins dix ans d'activité dans ce secteur affirment que le levier actuel des fonds spéculatifs est supérieur au point médian de la décennie écoulée. Ce pourcentage est plus élevé pour les fonds spéculatifs axés sur l'actions (plus de 75%) que pour les fonds spéculatifs axés sur les titres à revenu fixe (environ 50%) et les fonds spéculatifs axés sur le crédit (un tiers). Pour les ETF, les trois quarts des 12 négociants qui opèrent depuis longtemps indiquent que le levier est supérieur au point médian de la décennie écoulée.
Cet sondage fournit un aperçu détaillé des conditions de financement des concessionnaires, soulignant la stabilité globale des conditions de crédit, mais mettant en avant une modérée pression liée aux négociations avec les fonds d'investissement et l'élargissement des spreads des garanties en capital, des informations que les participants au marché suivent pour détecter des signes de dynamiques généralisées du marché du crédit.










