Les contrats à terme du blé européen ont reculé jeudi après que le président russe Vladimir Poutine ait suggéré qu'un accord de paix potentiel pourrait être conclu pour mettre fin à la guerre en Ukraine, bien que ses déclarations n'aient pas fait beaucoup pour apaiser les inquiétudes des marchés concernant les interruptions de l'approvisionnement.
Le contrat de blé frais le plus actif de décembre, négocié sur Euronext à Paris, a reculé de 3,2 % à 248,5 € (289,13 $) la tonne à 1636 GMT, après avoir atteint une basse saisonnière de 243,25 € la tonne. Cette hausse a suivi les commentaires de Poutine lors d'un forum économique dans l'Extrême-Orient russe, où il a reconnu la possibilité de pourparlers sur la paix, mais a noté que les négociations renouvelées devenaient plus difficiles en raison des attaques ukrainiennes contre les navires et des restrictions imposées par Kiev sur les avions civils traversant l'espace aérien russe.
Les traders ont réduit leurs positions après une forte hausse début cette semaine, les futures de blé de Chicago ayant également abandonné les sommets multiannuels atteints avant les propos de Poutine. Les acteurs du marché avaient au départ réagi à la possibilité de tensions plus souples dans la région de la mer Noire, ce qui pourrait faciliter les expéditions de grain en provenance de la Russie et de l’Ukraine. Toutefois, l’absence de signaux concrets indiquant un déescaluage dans les opérations militaires a conduit à la prise de profits et à un amoindrissement de la baisse.
Les évolutions des prix au cours de la séance reflétaient l'équilibre fragile entre les développements géopolitiques et la dynamique du marché agricole, les prix du blé en Europe restant sensibles à tout changement dans le cours du conflit.












