Les actions européennes ont continué à baisser jeudi, l'indice Stoxx Europe 600 tombant à son plus bas niveau depuis août 3, alors que les taux des obligations ont grimpé et que les banques centrales ont maintenu leur position restrictive en matière de politique monétaire.
L'indice de référence européen a reculé de 0,5%, marquant sa septième baisse quotidienne consécutive, soit la plus longue série de pertes depuis septembre 2023. Le DAX allemand a baissé de 0,8 %, le CAC 40 français de 0,5 % et le FTSE 100 britannique de 0,5 %. Ces baisses ont suivi un rebond spectaculaire des taux obligataires, avec le taux du bon du Trésor américain à 30 ans qui a atteint un sommet de 19 ans à 5,337 % et le taux du Bund à 10 ans de l'Allemagne qui se rapproche des niveaux maximaux enregistrés en 2011.
La rhétorique agressive de la Réserve fédérale a continué de peser sur l'humeur des investisseurs, malgré le doublement inattendu du plafond d'achat de liquidités de la Trésorerie américaine pour les dettes à long terme, à hauteur d'au moins 4 milliards de dollars par opération mercredi. Cette mesure, destinée à stabiliser les marchés, n'a pas semblé suffire à éliminer les inquiétudes générales au sujet des coûts d'emprunt élevés persistants dans un contexte de pressions inflationnistes persistantes.
Parmi les entreprises cotées en solitaire, la société danoise de solutions biologiques Novonesis AS a gagné 9 % après des résultats solides, tandis que le groupe néerlandais de conseil Arcadis NV a pris 1 %. La société d'ingénierie hollandais WSP Global a également progressé. En revanche, la société d'assurances néerlandaise Aegon Ltd. a diminué de 4 % après avoir publié des résultats inférieurs aux estimations.
Les analystes d'UBS ont conseillé aux investisseurs de considérer la volatilité récemment observée comme une occasion de réévaluer la diversification de leur portefeuille et de déployer les excédents de trésorerie. Ils ont souligné le rôle de l'obligation à revenu élevé dans la réduction des risques négatifs lors de ralentissements potentiels de la croissance. Les analystes ont noté que des niveaux de rendement élevés pourraient renforcer la résilience du portefeuille si les conditions économiques se détérioraient plus rapidement que prévu.
Les tensions géopolitiques ont ajouté à l'inquiétude des marchés, le président américain Donald Trump avertissant des conséquences économiques graves pour toute nation fournissant un soutien à l'Iran.













