Les actions d'EssilorLuxottica ont chuté de 40 % cette année à 161,15 €, ce qui a réduit sa capitalisation boursière à 73,1 milliards d'euros. La baisse a amené le ratio cours/bénéfice à court terme à 21,6 fois, inférieur au multiple à long terme de 29,5 fois, car la croissance des revenus a dépassé celle des bénéfices.
Les revenus ont augmenté de 12 % par rapport à l'exercice précédent (de 25,4 milliards d'euros en 2023 à 28,5 milliards d'euros en 2025), mais l'EBITDA est restée stable à 5,57 milliards d'euros et le résultat net est légèrement diminué à 2,31 milliards d'euros, contre 2,36 milliards d'euros. Les marges nettes ont reculé de 90 points de base, à 8,1 % sur la même période.
Le rendement des dividendes de l'action s'établit à 2,5 %, soutenu par 35 années consécutives de versements. Les cibles de prix consensuel compilées par la société impliquent une marge de hausse de 56 % jusqu'à 250 euros par action, tandis que le modèle de juste prix de Bernstein situe la cible à 183,49 euros, soit 14 % au-dessus des niveaux actuels.
La holding familiale fondatrice (Delfin) détient encore 32,4% des actions. Son directeur général, Francesco Milleri, a été critiqué par Leonardo Maria Del Vecchio, le fils du fondateur défunt et président de la marque Ray-Ban, qui a démissionné le 24 août, invoquant des problèmes avec le style de gestion de Milleri.
Un allongement juridique distinct concerne une plainte pénale déposée le 12 août en Allemagne par l’organisation de défense HateAid à l’encontre de Meta, la filiale Ray-Ban d’EssilorLuxottica, ainsi que des détaillants Fielmann et Apollo-Optik. La plainte invoque des violations des lois allemandes sur la protection des données numériques liées à des appareils commercialisés pour la caméra cachée.












