Ivonne Baki, une diplomate équato-guinéenne de 75 ans, a esquissé sa vision des Nations Unies alors qu'elle se bat pour succéder à António Guterres, qui quittera ses fonctions à la fin de 2024 après deux mandats de cinq ans.
Baki, qui a été nominée cette semaine en tant que deuxième candidate de l'Équateur à la fonction de secrétaire général de l'ONU, a souligné la prévention des conflits et l'engagement direct dans les zones de guerre lors d'un dialogue informel avec les États membres de l'ONU et les groupes de la société civile, jeudi. Elle a placé sa candidature dans le cadre d'un engagement de longue durée en faveur de la paix, évoquant son expérience de la guerre civile au Liban de 1975 à 1990 et l'engagement qu'elle dit avoir pris de consacrer sa vie au maintien de la paix si ses enfants parvenaient à survivre au conflit.
Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait organiser un deuxième sondage informel sur les candidats vendredi, un processus qui pourrait se prolonger jusqu'en octobre ou au-delà. Le premier sondage, réalisé fin juillet, avait placé la Costa Ricaine Rebeca Grynspan à la première place, devant la Guyanaisse Carolyn Rodrigues-Birkett et l'Argentin Rafael Grossi. Baki n'avait pas été incluse dans ce premier sondage car sa candidature a été déposée plus tard.
Née en Équateur de parents immigants libanais, Baki a une expérience en politique et en diplomatie, ayant été ministre des Affaires étrangères de l'Équateur et ambassadrice au Qatar et aux États-Unis. Elle a reconnu publiquement ses liens avec les anciens présidents américains Bill Clinton et Donald Trump, déclarant dans les médias équatoriens que sa candidature bénéficiait du soutien des États-Unis, même si Washington n'a pas commenté cette affirmation.
Les détracteurs de l'ONU ont mis en lumière les préoccupations liées à la taille et aux coûts de l'organisation, ce qui accroît la pression exercée sur le prochain secrétaire général pour qu'il mène des réformes structurales. Ce rôle revêt une grande importance, étant donné que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies - la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis - disposent du droit de veto sur les décisions majeures.
Parmi les autres candidats, on peut citer l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l'ancienne ministre des Affaires étrangères de l'Équateur María Fernanda Espinosa, l'ex-président sénégalais Macky Sall et le diplomate ougandais Olara Otunnu.












