Les actions de DKSH, le prestataire suisse de services de distribution, ont chuté de 5,6% à 63 francs à l'ouverture de la séance à Zurich mardi, sousperformant l'indice suisse de performance (SPI), qui a progressé de 0,04%. La baisse a suivi un abaissement sans précédent de la note par Berenberg, qui a baissé son évaluation de «Buy» à «Hold» et diminué son objectif de prix de 75 à 68 francs.
La dégradation reflète un profil de risque-rendement moins attractif pour DKSH, malgré la continuité des importantes flux de cash et les activités de qualité de l'entreprise. Berenberg a souligné que toute hausse supplémentaire du cours des actions dépendrait de révisions positives des résultats et d'un déploiement efficace des capitaux, alors que les facteurs macroéconomiques et géopolitiques nuisent à la perspective pour le second semestre de l'année.
Le mouvement de Berenberg marque un changement dans le sentiment des analystes, car DKSH n'avait reçu que des recommandations d'achat depuis le début de l'année. Des dix analystes qui couvrent l'action, six maintiennent une cote d'achat, quatre recommandent de maintenir et aucun ne recommande de vendre. La moyenne des cibles de prix sur 12 mois s'établit à 74,80 francs, ce qui implique une marge supérieure limitée par rapport aux niveaux actuels.
Les actions de DKSH ont rebondi de 26 % depuis qu'elles ont touché un plus bas multiannuel en octobre 2025, devançant la hausse de 23 % de l'indice SPI au cours de la même période. Au sommet, les actions de DKSH ont décollé de 32 %. Malgré les gains récents, l'action reste sous-valorisée par rapport à sa moyenne à long terme, avec un ratio cours/bénéfice de environ 17 fois, comparé à une moyenne de 21 fois sur 20 ans. Les analystes attribuent cette sous-évaluation aux perspectives de croissance modérées, avec une augmentation des revenus de seulement 1,4 % en 2026, après une croissance négative cette année par rapport à 2025.













