DEME Group NV a enregistré un chiffre d'affaires record de 2,2 milliards d'euros au premier semestre 2026, en augmentation de 2% par rapport aux 2,16 milliards d'euros du même trimestre un an plus tôt, marquant ainsi la quatrième période semestrielle consécutive supérieure à 2 milliards d'euros. La société spécialisée dans les énergies offshore et les dragages basée à Bruxelles a dégagé un EBITDA de 466 millions d'euros, soit une marge de 21,6%, tandis que le résultat net a progressé de 20% à 215 millions d'euros, contre 179 millions d'euros au premier semestre 2025. Le bénéfice par action a atteint 8,53 euros, contre 0,08 euro un an plus tôt.
Le segment « Energie offshore » a généré des recettes de 1,2 milliard d'euros, en augmentation de 6 % sur l'année, avec un EBITDA de 322 millions d'euros et une marge de 27 %. Le segment « Dragage et infrastructure » a réalisé des recettes de 912 millions d'euros, en hausse de 2 %, avec un marge EBITDA repassant à 22 %, après 12 % au T1 2025. Le segment « Environnement » a apporté 131 millions d'euros de revenus. L'EBIT total au niveau du groupe s'était élevé à 231 millions d'euros, ce qui représente une marge de 10,7 %, tandis que le flux de trésorerie libre a avancé de 88 % à 231 millions d'euros, contre 123 millions d'euros au cours de la période correspondante de l'année précédente, excluant les effets de l'acquisition.
Au 30 juin 2025, le portefeuille d'essais de DEME s'élevait à 7,1 milliards d'euros, en baisse par rapport aux 7,6 milliards d'euros à la fin de l'année 2025 et aux 7,5 milliards d'euros un an plus tôt, mais en continuant de se situer au-dessus de 7 milliards pour la quatrième année consécutive. L'Europe représente 80 % du portefeuille, alors que la part des Amériques a chuté à 5 %, contre 10 % un an plus tôt. L'Asie contribue pour 12 % au chiffre d'affaires du groupe, en baisse par rapport à 15 %, et la contribution de l'Afrique a progressé jusqu'à 9 %. La dette financière nette s'est améliorée à moins 291 millions d'euros, contre moins 418 millions d'euros au premier semestre 2025, avec un ratio dette financière nette/EBITDA de 0,3, contre 0,5 à la mi-2025.
Les dépenses en capital pour le premier semestre 2026 ont atteint 227 millions d'euros, contre 141 millions d'euros un an plus tôt, et les prévisions pour l'ensemble de l'année 2026 sont établies à environ 450 millions d'euros. La Société possédait 845 millions d'euros en espèces et équivalents d'espèces à la fin de juin, contre 709 millions d'euros un an plus tôt et 846 millions d'euros à la fin de 2025. Le fonds de roulement opérationnel s'est établi à moins 835 millions d'euros, soit environ 20% du chiffre d'affaires. Les impôts au titre des exercices en cours et différés s'élevaient à moins 50 millions d'euros, reflétant un taux d'imposition effectif de 24%. Les cotisations provenant des firmes-filiales et des associés se sont élevées à 59 millions d'euros, tandis que les dividendes versés ont atteint 130 millions d'euros.
Luc Vandenbulcke, Directeur Général, a décrit cette période comme celle qui a enregistré la plus forte performance au premier semestre de l'histoire de l'entreprise, en soulignant que DEME fêtait son 150e anniversaire. Il a souligné le déploiement réussi de nouveaux actifs offshore, notamment les Norse Wind et Norse Energi, qui sont entrés en service et exécutent leurs premiers projets. Stijn Gaytant, Directeur Financier, a exprimé l'ampleur de la performance, affirmant que les revenus pour le premier semestre 2026 dépassaient le total annuel 2020 de DEME.
Les actions du groupe ont augmenté de 5,5 % pendant la session pré-marché, passant à 179,60 $ contre 170,20 $ au cours de clôture précédent, ce qui représente environ 9,40 $ par action. Dans les échanges en temps réel, les actions étaient cotées à 181,20 €, en hausse de 11,00 €, soit 6,46 %, avec une fourchette de 52 semaines allant de 121,20 $ à 206,25 $ et un beta de 0,82. InvestingPro a attribué à l'entreprise une note de solvabilité de 3,16 sur 5, décrite comme « EXCELLENT ».
DEME a maintenu ses perspectives pour l'ensemble de l'année 2026, tablant sur un chiffre d'affaires légèrement supérieur aux niveaux de 2025, avec des marges d'EBITDA qui resteront conformes à celles de l'année précédente. La direction a indiqué que le chiffre d'affaires de 2027 pourrait diminuer en raison de la fin des grands projets éoliens offshore aux États-Unis et de la lenteur de la réception de nouveaux contrats, même si la rentabilité et l'EBITDA absolu devraient toujours être satisfaisante et globalement alignés sur les niveaux de 2025.













