La chambre basse du parlement de la République tchèque a approuvé mercredi une législation visant à alléger les règles en matière de déficit budgétaire national, rejetant le veto du président pour donner au gouvernement une plus grande flexibilité de ses dépenses.
Cette mesure, adoptée initialement par la Chambre basse en mai, permet au gouvernement d'augmenter les dépenses jusqu'à 10 % en réponse à des menaces de sécurité mal définies. Les dépenses de défense dépassant 2 % du produit intérieur brut seront exclues des calculs du déficit conformément à la nouvelle loi.
La législation excepte également de comptes de déficit de nombreux projets d'infrastructure, y compris les projets de routes, de trains, de centrales nucléaires et de barrages. Le président Petr Pavel, les députés de l'opposition et le contrôleur national du budget se sont opposés à la loi, invoquant des risques pour la viabilité fiscale à long terme et des craintes que cette dernière accroît la capacité du gouvernement d'augmenter les dépenses sans avoir besoin de l'approbation du Parlement.
Le Premier ministre Andrej Babis, à la tête d'un parti populiste eurosceptique, a soutenu cette mesure, qui a été adoptée par la Chambre des députés malgré le veto. Le Sénat avait déjà adopté la législation, qui attend maintenant d'être mise en œuvre après le vote final de la Chambre des députés.













