Selon Citi, la pivotation de l'Europe vers la protection commerciale et la résilience industrielle à l'échelle locale prend de l'ampleur, et des mesures telles que les préférences en matière d'achats publics et les règles relatives à la part de la production locale devraient remodeler les valorisations des actions. Les analystes, menés par Sebastian Satz, soutiennent que les marchés n'ont pas encore pleinement pris en compte ce changement, qui se produit sur fond d'augmentation des barrières commerciales américaines et d'intensification de la concurrence manufacturière en Chine.
L'équipe d'économistes européens de la banque a mis en place un panier de capitaux propres composé d'environ 20 titres liés à des secteurs stratégiques, dont l'acier, l'automobile, les produits chimiques, la défense, le secteur industriel, les entreprises d'utilités et la technologie. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient à la mi-2024, ce panier a présenté un rendement inférieur au marché européen dans son ensemble d'environ 10 %, bien que les projections de croissance des bénéfices à long terme se situent à environ sept points de pourcentage au-dessus de la moyenne du marché. Citi estime que les valorisations des actions européennes pourraient reculer d'environ 10 % sur une période de plus longue durée, ce qui pourrait porter le multiple cours/bénéfice du marché à environ 16 fois.
La réponse des politiques se concentre sur le tournant vers l'intérieur de l'Europe, mettant l'accent sur la demande intérieure en tant que principal moteur de croissance. Cette approche devrait être renforcée par une défense commerciale plus solide dans les industries clés, avec l'acier cité comme secteur où une protection crédible a déjà démontré sa capacité à soutenir les résultats et les valorisations. Le déficit commercial de l'Union européenne avec la Chine s'est Creamé à environ 98 milliards d'euros au premier trimestre de 2026, contre 65 milliards d'euros au même trimestre de 2024, soulignant l'urgence de ce changement de politique.
Les analystes en actions de Citi soulignent un éventail de bénéficiaires dans divers secteurs. Dans l'acier, l'automobile et les produits chimiques, des entreprises telles qu'ArcelorMittal, Volkswagen, Renault, Lanxess et BASF sont bien positionnées pour tirer profit de la situation. Les sociétés du secteur de la défense, de l'industrie, des services publics et de la technologie, dont Leonardo, Rheinmetall, Thales, Vestas, Schneider Electric, EDP, Orsted, TotalEnergies, ASML, BE Semiconductor et ASM International, devraient également en bénéficier dans le cadre du développement du paysage commercial.












