Les actions de Century Aluminum ont grimpé de 2,9 % en trading précoce lundi après que les États-Unis aient imposé un tarif de 50 % sur certains biens canadiens, profitant ainsi aux producteurs américains d'aluminium et d'acier.
Ces mesures sont entrées en vigueur le samedi dernier, après le dérapage des pourparlers commerciaux entre les États-Unis et le Canada, selon le rapport. Cette décision ajoute de la pression aux efforts plus larges pour renouveler l'Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, suscitant des inquiétudes sur la stabilité du commerce régional.
La remontée s'est produite après une forte reprise de la performance financière de Century Aluminum. Au deuxième trimestre, la société a enregistré un bénéfice net de 249,3 millions de dollars, un retournement par rapport à une perte dans le même trimestre de l'année précédente, tandis que le chiffre d'affaires a augmenté d'environ 20 % sur un an. Le bénéfice par action a largement dépassé les estimations des analystes.
Les améliorations opérationnelles ont contribué à la croissance du chiffre d'affaires, notamment le redémarrage du four à fonte de Mt. Holly et la quasi-reprise de la production à la ligne 2 de Grundartangi. Les dirigeants ont également fourni une orientation de l'EBITDA ajusté pour le troisième trimestre dans la fourchette de 325 millions à 345 millions de dollars.
Les analystes ont mis à jour leur vision sur l'action. UBS a initié la couverture avec un classement d'achat en milieu d'août, en soulignant la positionnalisation domestique solide de Century Aluminum. BMO Capital a suivi avec un classement d'achat peu de temps après la publication des résultats du deuxième trimestre de la société.
Les investisseurs institutionnels ont augmenté leur exposition, avec BlackRock prenant une nouvelle position et Vanguard élargissant sa participation. Les gains contrastaient avec la faiblesse du marché plus large, la S&P 500 et le Nasdaq ayant chuté en trading précoce, indiquant que l'avance de Century Aluminum était motivée par la dynamique spécifique de l'entreprise plutôt que par la force du marché plus large.













