Banqup, fournisseur belge de services de facturation et de paiements électroniques, a enregistré une augmentation de 6% d'année en année de ses revenus totaux à 26,5 millions d'euros pour le premier semestre de 2026, portée par une hausse de 42,3 % des revenus issus des abonnements, à 10,4 millions d'euros. Les revenus des services numériques récurrents ont atteint 21,1 millions d'euros, soit 79,6 % des revenus totaux, tandis que les revenus récurrents annuels (ARR) ont augmenté de 12,1 % pour atteindre 48,2 millions d'euros.
La perte ajustée d'EBITDA de la société s'est améliorée de 16,4 %, pour atteindre -6,1 millions d'euros, une augmentation de 6,1 points de pourcentage, à -22,9 %, même si les dépenses opérationnelles ont augmenté de 8,5 %, à 31,9 millions d'euros. Les revenus issus de la communication numérique sont en hausse de 14,4 % pour atteindre 23,9 millions d'euros, alors que les revenus issus des transactions sont restés stables à 8,0 millions d'euros. Par contre, les revenus issus de la communication traditionnelle ont diminué de 36,6 % pour atteindre 2,6 millions d'euros.
Les dépenses d'investissement ont diminué de 9,3 % pour atteindre 8,1 millions d'euros, tandis que la dette financière nette avoisinait 46,1 millions d'euros au 30 juin 2026, contre 49,1 millions d'euros à la fin de l'exercice 2025. Les espèces et équivalents en espèces ont chuté à 5,0 millions d'euros, contre 8,6 millions d'euros, le flux de trésorerie opérationnel restant négatif à 6,4 millions d'euros. Les fonds propres de la société ont diminué à 88,6 millions d'euros en raison d'une perte nette de 18,3 millions d'euros pour la période.
Les actions de Banqup ont chuté de 6,28 % à 1,94 $ après la présentation des résultats, prolongeant une baisse de six mois de 48 % depuis un pic de 52 semaines de 4,24 $. La société s'est restructurée en quatre entités autonomes – Documents, Payments, Consult et eFaktura – tout en cédant son activité dans les pays baltes pour 9,5 millions d'euros.
Les points de bifurcation réglementaires restent une priorité majeure. La France exigera que 8 000 expéditeurs de masse acceptent les factures électroniques à partir de septembre 2026, tandis que les mandats d'expédition B2B seront mis en œuvre à partir de septembre 2027. Les mandats de déclaration et de facturation électroniques en Espagne sont fixés, respectivement, pour janvier 2027 et octobre 2027. Le mandat de déclaration électronique en Belgique, qui exige une certification ISO et une conformité à EIDAS 2.0, est prévu pour 2028.
Les prévisions pour l'année 2026 prévoient une croissance de 25 % à 30 % des revenus numériques et une marge d'EBITDA ajustée d'environ 3 %.












