La Banque d'Angleterre a maintenu son taux d'intérêt de base à 3,75 %, jeudi, suite à un vote de 6-3 du Comité de politique monétaire. Le gouverneur Andrew Bailey a déclaré que les coûts élevés de l'énergie à l'échelle mondiale avaient eu jusqu'ici un impact limité sur les prix au Royaume-Uni, mais a prévenu que une volatilité prolongée pourrait justifier une hausse de taux.
L'inflation en août a atteint son niveau le plus haut en cinq mois, s'approchant de 3,1 %, tandis que l'inflation corrigée des effets saisonniers s'est maintenue à 2,6 % pour un quatrième mois de suite. Les analystes s'attendent à ce que l'inflation des prix à la consommation reste supérieure à la cible de 2 % jusqu'au début de l'année prochaine, avec des prévisions qui tablent sur une hausse supérieure à 4 % avant de fléchir graduellement.
Paul Dales de Capital Economics a noté que la BoE semble proche du point où elle ne peut plus absorber la hausse des prix de l'énergie, ce qui suggère une hausse jusqu'à 4,00 % à la réunion de novembre si les coûts énergétiques ne baissent pas et que les tensions géopolitiques s'apaisent. Nick Saunders, PDG de Webull au Royaume-Uni, a exprimé la même opinion, qualifiant la hausse annoncée en novembre de « question de « quand », et pas de « si ».
Cette décision intervient dans le cadre d'un cycle de resserrement plus généralisé au niveau mondial. La Réserve fédérale américaine a récemment effectué sa première hausse des taux depuis juillet 2023, et la Banque centrale européenne a augmenté les coûts d'emprunt pour la deuxième fois cette année, avertissant que l'inflation pourrait rester bien au-delà de l'objectif sur une période prolongée.
Malgré le contrôle, la BoE a maintenu une marge de manœuvre en termes de politique monétaire, invoquant une croissance économique forte et une résilience du secteur des services. Les participants du marché garderont un œil sur les données à venir et sur la réunion de politique monétaire prévue en novembre pour en savoir plus sur la prochaine mesure à prendre.













