Austriacard Holdings AG a enregistré des revenus de 186,6 millions d'euros au premier semestre 2026, en hausse de 14% par rapport à la même période de l'année dernière, grâce à l'accélération des solutions numériques et à la demande aux États-Unis de cartes de paiement en métal. Les revenus du deuxième trimestre ont atteint 97 millions d'euros, en hausse de 20 % par rapport à l'année précédente, après une croissance de 8 % au premier trimestre.
La société de transformation digitale basée à Vienne a rehaussé ses prévisions de rentrées pour l'exercice 2026 à une croissance d'un chiffre basse double, par rapport aux prévisions précédentes d'une expansion d'un chiffre haut. L'EBITDA devrait maintenant baisser marginalement par rapport à 2025, en raison d'environ 6 millions d'euros de coûts ponctuels liés aux règlements des options d'achat, aux évaluations de mesures d'incitation à long terme et à l'offre d'acquisition volontaire de Dai Nippon Printing. Le flux de trésorerie d'exploitation devrait rester sensiblement inchangé par rapport à 2025.
L'EBITDA du 1er semestre 2026 s'est accrue de 10 % à 19,4 millions d'euros, même si la marge a reculé de 40 points de base à 10,4 %. Excluant les coûts uniques, l'EBITDA du 2e trimestre est monté de 26 % d'année en année à 10,2 millions d'euros avec une marge de 8,2 %. Le bénéfice net s'est envolé de 135 % à 5,8 millions d'euros, soutenu par un gain de 2,2 millions d'euros lié à la vente d'une participation minoritaire dans SEGLAN S.L. Le niveau de dette par rapport à l'EBITDA a pu rester salubre, à 2,1 fois net, par rapport à 2,3 fois un an plus tôt.
Les performances régionales étaient divergentes, le segment de l'Europe de l'Ouest, des Pays nordiques et des Amériques étant à l'origine de la croissance, avec une progression de 23 % d'un an à l'autre, pour atteindre 67,3 millions d'euros. L'EBITDA de la région a bondi de 48 %, à 12,1 millions d'euros, ce qui a accru le coefficient de marge de 300 points de pourcentage, à 18 %. Les revenus du marché américain ont progressé de 35 %, notamment grâce à une hausse de 83 % des ventes de cartes en métal. Le segment Moyen-Orient et Afrique a également enregistré de solides gains, avec des revenus en hausse de 26 %, à 20,5 millions d'euros, et un EBITDA qui est passé de 300 000 à 1,1 million d'euros.
L'Europe centrale et orientale a présenté un retard, avec une hausse des revenus de seulement 7 % à 111,5 millions d'euros. L'EBITDA a diminué de 16 % à 9,8 millions d'euros, et la marge s'est contractée de 240 points de base à 8,8 %. Les revenus des Technologies numériques au sein du segment ont bondi de 91 % grâce aux contrats du secteur public grec, s'élevant à 73,5 millions d'euros, dont 55,5 millions d'euros ont été comptabilisés au cours du 1er semestre 2026.
Globalement, les technologies numériques ont enregistré une hausse de 93 % à 29 millions d'euros au premier semestre 2026, ce qui a porté la part de leurs recettes dans le groupe à 16 %, contre 4 % en 2023. Les revenus des solutions d'identité et de paiement ont augmenté de 13 %, les solutions d’identité de 33 % grâce à la demande dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, et les solutions de paiement de 11 % grâce notamment aux clients de la fintech au Royaume-Uni et aux États-Unis. Le volume total de cartes commercialisées a augmenté de 14 % pour atteindre 63,7 millions d’unités, reflétant une accélération à 19 % au second trimestre.
Le fonds de roulement net s'est élevé à 89,2 millions d'euros, soit 23,3 % des revenus, tandis que les dépenses d'investissement ont atteint 12,3 millions d'euros, soit 6,6 % des revenus, alors que l'entreprise a investi dans une capacité d'impression sécurisée de documents dans la région MENA et un deuxième centre de personnalisation aux États-Unis. Le passif net du groupe s'est élevé à 103,9 millions d'euros, avec un coût modalisé du passif amélioré à 5,4 %.
Dai Nippon Printing, dont l'offre acquéreuse volontaire a remporté une acceptation de 96,55 %, envisage de procéder à un squeeze-out et de délister les actions d'Austriacard de la bourse de Vienne et d'Euronext Athènes une fois la transaction finalisée.












