Au moins 13 Tunisiens restent portés disparus après le naufrage d'un bateau de migrants au large des côtes tunisiennes, pendant leur voyage vers l'Italie, jeudi, selon les autorités. Quatre corps ont été repêchés, mais il n'a pas été confirmé s'ils appartenaient aux passagers du même navire. Deux personnes ont été sauvés, dont un survivant dans un état critique.
Le bateau, chargé principalement de migrants jeunes, comprenait sept membres d'une même famille et un homme avec sa femme enceinte. Les survivants ont indiqué avoir dérivé en mer pendant plusieurs heures après que le navire a pris feu. Des opérations de recherche, impliquant des appareils aéronautiques et des éléments navals, sont en cours pour localiser les personnes disparues.
Cet incident intervient à la suite de deux années de baisse des départs de la Tunisie, imputables à un assèchement des convois par le gouvernement et à des contrôles maritimes renforcés grâce à des fonds européens et à des équipements de surveillance des frontières de pointe, notamment en Italie. Les départs avaient déjà augmenté en 2023, lorsque le président tunisien Kais Saied a affirmé que les flux migratoires avaient le but de modifier la composition démographique du pays.
Les organisations de défense des droits de l'homme, dont Human Rights Watch et Amnesty International, ont publié un communiqué conjointe le mois dernier, critiquant l’accord migratoire entre l'UE et la Tunisie. Les groupes ont fait valoir que cet accord normalisait les abus graves contre les migrants et les demandeurs d'asile, appelant à la suspension des financements liés à la surveillance des frontières impliquant les forces de sécurité tunisiennes.
La Méditerranée centrale reste l'une des routes migratoires les plus mortelles au monde, fréquemment utilisée par des personnes originaires de l'Afrique et du Moyen-Orient qui tentent d'atteindre l'Europe à bord de navires surchargés ou non aptes à la navigation.












