Les actions d'Air France-KLM ont augmenté de 2 % au début des handels parisiens mardi, après que Kepler Cheuvreux ait réévalué sa note à « Conserver », invoquant une valorisation raisonnable de 11,50 euros par action.
La hausse survient après une baisse de 12 % du titre au cours du mois précédent, que Kepler attribuait à un prix d'action « ambitieux » après le début de la crise iranienne. Les analystes de Kepler ont déclaré que, en l'absence d'une escalade substantielle du conflit, le cours actuel du titre reflète précisément les perspectives d'activité de l'entreprise.
Kepler a également augmenté ses estimations pour le bénéfice de l'exercice en cours de 20 %, même si les estimations à moyen terme ont été ajustées de seulement environ 1 %. Les prévisions de l'entreprise restent modestement inférieures au consensus d'Visible Alpha, pour un pourcentage compris entre 1 et 2 chiffres.
Air France-KLM a déclaré un résultat opérationnel ajusté de 484 millions d'euros pour le deuxième trimestre, en baisse par rapport aux 736 millions d'euros de l'année précédente, mais en progression par rapport à la prévision de consensus de 327 millions d'euros. La compagnie aérienne a également réduit ses prévisions de capacité pour l'ensemble de l'année, tablant désormais sur une baisse de 1 % pour les vols de courte et moyenne distance et sur une croissance comprise entre 2 % et 3 % au niveau du groupe. Il s'agit de la deuxième réduction de perspective après une prévision précédente de 3 % à 5 % de croissance.
Marjan Rintel, PDG de KLM, a souligné que l'incertitude mondiale, la hausse des coûts et la concurrence accrue resteront des défis structurels pour la compagnie aérienne, alors que la guerre en Iran accentue la pression sur les finances. Le conflit au Proche-Orient a commencé en février, alors que les prévisions de croissance initiale étaient établies.












