Scott Bessent, le ministre américain des Finances, a annoncé une campagne visant à couper l'Iran de l'économie mondiale, prévenant que tout pays qui entre en affaires avec Téhéran risque d'être soumis à des sanctions secondaires. Cette initiative, coordonnée avec les efforts de rapprochement directs du président Donald Trump à l'égard des chefs d'État du monde, exige que les pays cessent toute coopération économique avec l'Iran dans un délai défini sous peine d'être soumis à des mesures unilatérales des États-Unis.
Cette campagne se concentre sur cinq secteurs critiques de l'économie iranienne : les actifs numériques, la technologie, l'or, l'aviation et la navigation. M. Bessent a décrit ce geste comme un « assaut économique » et une « asphyxie économique de ce régime », lors d'une conférence de presse à Washington. Il a souligné que aucune entité, y compris les grandes banques chinoises, ne serait exemptée des sanctions américaines.
Le Trésor a simultanément imposé des sanctions à 60 nouvelles entités liées à l'Iran, même si la liste a exclu plusieurs grandes entreprises chinoises qui facilitent le commerce pétrolier de Téhéran. Le ministre iranien de l'Économie, Ali Madanizadeh, a répondu en affirmant que la Chine et la Russie, ses principaux partenaires commerciaux, n'avaient pas accepté ces nouvelles restrictions. Il a prévenu des mesures de rétorsion et a affirmé que la télévision d'État était préparée aux sanctions, tandis que les Gardiens de la Révolution de l'Iran ont menacé des « coups lourds » contre les intérêts américains et les points de passage critiques dans le secteur énergétique si l'infrastructure iranienne était menacée.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, a fait état de « progrès considérables » dans les récentes discussions à Téhéran visant à assurer la stabilité dans la région, bien que l’Iran ait déclaré ne pas reprendre de négociations directes avec les États-Unis tant que Washington n’aurait pas respecté les conditions fixées dans un mémorandum d’entente conclu en juin et qui a par la suite échoué. Avant l’annonce, les responsables iraniens avaient menacé de restreindre davantage les flux pétroliers dans le détroit d’Hormuz, où les écoulements demeurent bien inférieurs aux niveaux d’avant-guerre.
La campagne marque une forte escalade de la pression économique des États-Unis sur l'Iran, après les appels directs de Trump à divers gouvernements étrangers pour rompre les liens économiques avec Téhéran.












