Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions vendredi contre une entité basée à Hong Kong et une personne liée à la Bank Melli du Iran, a fait savoir le département du Trésor des États-Unis. Cette mesure fait suite aux propos tenus plus tôt cette semaine par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui a averti de mesures supplémentaires si les actions de l'Iran continuaient dans le cadre du conflit qui oppose les deux pays depuis six mois.
Les sanctions ont été annoncées alors que la guerre entre les États-Unis et l'Iran entrait dans son sixième mois, un jalon marqué par l'escalade de la tension et l'instabilité régionale. L'entité ciblée à Hong Kong et l'individu associé à la Bank Melli n'ont pas été identifiés immédiatement dans le communiqué du département. La Bank Melli, l'une des plus grandes banques d'État iraniennes, a déjà été soumis à des restrictions des États-Unis en raison de son rôle dans le financement d'activités liées au gouvernement de Téhéran et aux opérations militaires.
M. Bessent, s'exprimant à Washington, a réitéré que les États-Unis prendreaient de nouvelles mesures si nécessaire pour contrer les activités régionales de l'Iran et son soutien aux forces proxy. L'annonce du Trésor intervient dans le cadre d'efforts plus généralisés de la part de Washington pour mettre fin au flux financier qui pourrait subvenir aux opérations militaires de l'Iran et à son influence régionale.
Le conflit, commencé fin février, a accru les pressions diplomatiques et économiques pour les deux camps. L'Iran accuse les États-Unis d'intensifier les hostilités par le biais de déploiements militaires et de sanctions, tandis que Washington présente ses actions comme des mesures défensives contre l'agression iranienne. La durée de la guerre a également suscité des inquiétudes quant à son impact sur les marchés énergétiques mondiaux et les chaînes d'approvisionnement, en particulier au Moyen-Orient.
Ces sanctions s'enclenchent dans un processus de pression croissante des États-Unis à l'encontre de l'Iran, comprenant des restrictions imposées aux institutions financières, aux exportations de pétrole et aux individus liés au Conseil de la gardé révolutionnaire islamique et à d'autres entités. L'entité basée à Hong Kong visée vendredi n'a pas été nominée, mais de telles désignations portent souvent sur des intermédiaires commerciaux ou des facilitateurs financiers appuyant les réseaux d'approvisionnement iraniens.
Les analystes notent que ces sanctions sont peu susceptibles de modifier immédiatement la trajectoire du conflit, mais risquent d’augmenter la difficulté dont fait face l’Iran à accéder aux systèmes financiers internationaux. Les États-Unis ont déjà utilisé des sanctions secondaires pour pénaliser des entités extérieures à l’Iran qui entrent en relations commerciales avec des entités sanctionnées, une stratégie visant à étrangler économiquement Téhéran.












