Le Corps des Marines des États-Unis a notifié la Corée du Sud en juin qu'il annulait l'exercice annuel de débarquement amphibie conjoint Ssangyong, prévu pour septembre, en raison des restrictions de personnel découlant du conflit en Iran. Cette décision fait suite à l'ordre surprise du président Donald Trump de réduire l'envergure des manœuvres militaires conjointes Ulchi Freedom Shield, qui se sont terminées le 22 août.
L’exercice « Ulchi Freedom Shield », réduit cette année, a pris fin le vendredi précédent l’annonce. La Corée du Nord a lancé 10 missiles balistiques de courte portée la semaine précédente, selon des informations recueillies dans la presse, et a réitéré sa condamnation habituelle de ces exercices qu’elle qualifie de simulations d’invasion.
Le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a discuté de la question avec le Ministre des Affaires étrangères de Corée du Sud, Cho Hyun, soulignant la nécessité d'une coordination étroite sur les questions essentielles pour l'alliance, selon une note de la Département d'État. Trump a présenté la réduction du dispositif Ulchi Freedom Shield comme une réponse à ce qu'il a qualifié de posture non hostile de Séoul sous son administration et a affirmé que les exercices envoyaient un « signal inapproprié et hostile » à un pays qu'il a dit avoir prouvé être coopératif.
L'annulation de Ssangyong marque un changement dans l'engagement militaire au milieu des tensions régionales plus larges, avec des exercices amphibies précédents qui se sont déroulés à Pohang, en Corée du Sud, le 2 septembre 2024. Cette décision traduit des ajustements opérationnels liés aux engagements de Washington dans le Moyen-Orient.












