Le déficit budgétaire fédéral américain a augmenté davantage que prévu dans la dernière période de rapport, selon les données publiées le vendredi dernier. Le déficit s'est élargi à 176 milliards de dollars, dépassant ainsi la prévision médiane des économistes de 150 milliards de dollars, selon le Département du Trésor.
Cette augmentation reflète une combinaison de dépenses gouvernementales accrues et de recettes fiscales inférieures aux attentes. Les dépenses ont augmenté de 8 % en un an, alimentées par des dépenses de défense, de santé et de sécurité sociale élevées, tandis que la croissance des recettes a été freinée à 5 %, contrainte par une activité économique ralentie et les impacts de la politique fiscale.
L'expansion du déficit intervient dans un paysage fiscal complexe marqué par des coûts d'intérêts en hausse et des débats sur la répartition des fonds gouvernementaux. Le Bureau du budget du Congrès a déjà averti que des déficits persistants pourraient peser sur la durabilité à long terme de la dette, en particulier si la croissance économique ralentit davantage.
Les rendements du Trésor ont légèrement augmenté après la publication des données, avec le billet à 10 ans en hausse de 2 points de base à 4,25 %, les investisseurs réévaluant l'horizon des besoins de prêt du gouvernement fédéral. Le chiffre du déficit ajoute aux inquiétudes sur la trajectoire de la politique fiscale américaine, qui a été un point d'attention pour les marchés face aux pressions inflationnistes et aux risques géopolitiques.
Les analystes ont souligné que la trajectoire du déficit dépendra des décisions législatives à venir, notamment des ajustements potentiels aux plafonds de dépenses et aux dispositions fiscales. L'administration Biden a mis l'accent sur les investissements dans l'infrastructure et le climat, tandis que les Républicains ont poussé pour une maîtrise des dépenses pour limiter la croissance du déficit.



