L’économie brésilienne a progressé de 0,6 % au deuxième trimestre, contre 1,4 % au premier, selon l’indice de référence du PIB publié vendredi par la banque centrale.
Ce ralentissement s’explique par un affaiblissement des principaux secteurs, notamment les services et l’industrie, qui ont contrebalancé les gains enregistrés dans l’agriculture. L’indice IBC-Br de la banque centrale, indicateur avancé des tendances du PIB, a progressé de 0,6 % en glissement trimestriel, conformément aux attentes, mais en deçà du rythme enregistré précédemment.
En glissement annuel, la croissance a atteint 3,3 %, en ralentissement par rapport aux 4,2 % du T1. Ces chiffres illustrent les défis auxquels est confrontée la plus grande économie d’Amérique latine, alors qu’elle fait face à des pressions inflationnistes et à un cycle de resserrement monétaire.
Les analystes soulignent que, malgré cette expansion positive, le ralentissement de la croissance pourrait inciter à un examen plus approfondi de la politique monétaire de la banque centrale. L’institution maintient une posture restrictive pour juguler l’inflation, laquelle reste supérieure à l’objectif malgré un léger repli ces derniers mois.
Les performances sectorielles contrastées mettent en lumière la reprise inégale de l’économie brésilienne. Le secteur des services, contributeur majeur au PIB, a enregistré une croissance modérée, tandis que la production industrielle a légèrement reculé. L’agriculture, portée par des conditions météorologiques favorables, a partiellement compensé ces tendances.
L’indice IBC-Br de la banque centrale, souvent considéré comme un précurseur des chiffres officiels du PIB, est étroitement surveillé par les décideurs et les investisseurs pour évaluer la dynamique économique. Cette dernière lecture suggère que, malgré la résilience de l’économie brésilienne, les risques pesant sur les perspectives persistent, dans un contexte d’incertitude mondiale et de contraintes politiques internes.
Les données officielles du PIB pour le T2 sont attendues pour le 31 août, les économistes anticipant une croissance similaire.



