Les actions de Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) ont fortement progressé mercredi après l’annonce par ce spécialiste allemand de la défense d’un contrat de 1,2 milliard d’euros avec le ministère norvégien de la Défense.
L’accord, révélé par TKMS mardi, porte sur la construction de cinq nouveaux navires militaires pour la marine norvégienne, avec des livraisons prévues entre 2026 et 2029. Le contrat inclut des options pour des bâtiments supplémentaires, dont l’exercice porterait la valeur totale à 2 milliards d’euros.
Filiale du groupe Thyssenkrupp, TKMS se concentre sur les systèmes navals high-tech et a connu des difficultés ces dernières années en raison de l’évolution des priorités d’acquisition de défense en Europe. Cette commande norvégienne intervient après une période de restructuration au sein de l’entreprise, marquée notamment par la cession de sa division de construction navale civile en 2021.
L’annonce a provoqué une forte hausse du titre TKMS, en progression de plus de 10 % en début de séance à Francfort mercredi. Les analystes y voient le signe d’un contrat d’une ampleur significative, offrant une visibilité à long terme sur le carnet de commandes de l’entreprise.
Un porte-parole de TKMS a confirmé l’accord tout en refusant de commenter les détails financiers au-delà des informations publiques. Le ministère norvégien de la Défense n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
Ce contrat s’inscrit dans le cadre des efforts de modernisation de la défense norvégienne, incluant une hausse des dépenses en réponse aux préoccupations sécuritaires régionales. TKMS est en concurrence avec d’autres acteurs européens de la défense comme Damen Shipyards et Naval Group pour des contrats similaires dans la région nordique.
Cette commande devrait soutenir le carnet de commandes de TKMS, qui s’élevait à 10,5 milliards d’euros à la clôture de son dernier exercice fiscal. L’entreprise n’a pas communiqué de perspectives actualisées pour 2024.



