Le gouvernement espagnol se prépare à introduire des règlements plus stricts pour les centres de données dans le cadre des efforts visant à attirer des investissements de dizaines de milliards d'euros dans des projets d'infrastructures liés à l'intelligence artificielle.
Le projet de décret, qui devrait être soumis à consultation publique cette semaine, s'appliquerait aux installations disposant d'une capacité de production de plus de 1 mégawatt et qui ne sont pas encore raccordées au réseau. Les projets déjà en cours d'autorisation auraient six mois pour se conformer ou renoncer à leurs droits de connexion au réseau, sans pénalités.
En vertu des règles proposées, les opérateurs de centres de données doivent être établis dans l'Union européenne, et toutes les données et les métadonnées traitées doivent rester sous la juridiction de l'UE. Le cadre comprend des contrôles renforcés sur l'accès des pays tiers et des dispositions plus strictes pour les infrastructures traitant des données liées à des entités publiques ou à la sécurité nationale.
Les normes d'efficacité énergétique et d'utilisation de l'eau seront alignées sur le niveau le plus élevé d'un label de développement durable actuellement en cours d'élaboration par l'UE. Les conditions relatives aux énergies renouvelables stipulent que, pendant chaque heure d'exploitation, au moins 80 % de l'approvisionnement énergétique d'un établissement doit provenir de sources d'énergie renouvelable. En outre, chaque nouveau mégawatt d'énergie consommé doit être associé à un nouveau mégawatt de capacité en énergies renouvelables installé dans les 18 mois précédant les opérations, soit au moyen de contrats à long terme, soit par des installations sur place.
Le non-respect de ces exigences entraînerait des sanctions, y compris la possible perte des droits d'accès au réseau. Ces mesures reflètent la volonté générale de l'Espagne de se positionner comme hub européen de premier plan pour l'IA et le calcul à haute performance, grâce à ses nombreuses ressources en énergie renouvelable et à ses territoires disponibles.
Le gouvernement n'a pas divulgué de sanctions spécifiques ni de calendrier d'application, au-delà de la période de six mois de conformité pour les projets existants.













