Un groupe bipartisan de députés sud-coréens a déposé un projet de loi visant à renforcer la surveillance du secteur des crypto-actifs en élargissant les pouvoirs de l'Unité de renseignement financier (FIU).
L'amendement proposé à la loi sur la déclaration et l'utilisation des informations sur les transactions financières spécifiées autoriserait la FIU à enquêter directement sur les soupçons de non-respect des obligations d'enregistrement des prestataires de services sur actifs virtuels (PSAV). Dans le cadre actuel, la FIU identifie les opérateurs non enregistrés, mais dépend des forces de police et d'autres agences pour engager des poursuites, un processus qui a donné des résultats limités.
Entre août 2022 et août 2025, les forces de police ont suspendu les enquêtes sur 23 des 25 PSAV non enregistrés signalés par la FIU, selon les rapports de Yonhap. Les entités et individus concernés seraient basés à l'étranger, ce qui complique les efforts de répression.
Le projet de loi, porté par le député du Parti du pouvoir du peuple Eom Tae-young et neuf co-signataires, permettrait à tout particulier de signaler à la FIU des infractions présumées. L'agence serait alors habilitée à analyser les manquements allégués, déposer des plaintes auprès des autorités, demander l'ouverture d'enquêtes pénales ou partager des informations avec les enquêteurs. Le texte en est encore au stade de l'introduction et doit être adopté par l'Assemblée nationale pour entrer en vigueur.
La Corée du Sud impose aux entreprises de crypto-actifs desservant des clients locaux de s'enregistrer auprès de la FIU. En juin, 28 prestataires avaient finalisé leur enregistrement, tandis que le régulateur avait transmis 40 opérateurs suspects d'illégalité aux autorités judiciaires.












