La paire NZD/JPY a prolongé ses gains jeudi, atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un mois, dans un contexte de regain d’appétit pour le risque sur les marchés mondiaux.
La paire a progressé jusqu’à 93,45, son plus haut niveau depuis fin mars, sous l’effet d’une combinaison de facteurs : la fermeté des prix des matières premières et l’affaiblissement du yen. Ce dernier a été sous pression cette semaine après que des responsables de la Banque du Japon (BoJ) ont indiqué que la politique monétaire accommodante se poursuivrait, tandis que les anticipations de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) plus tard dans l’année ont soutenu l’appétit pour le risque à l’échelle mondiale.
La devise néo-zélandaise a bénéficié du rebond des prix des produits laitiers, un secteur clé à l’export pour le pays, qui montre des signes de stabilisation après une longue période de baisse. La position ferme de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) sur l’inflation a également renforcé l’attrait du kiwi auprès des investisseurs en quête d’actifs à rendement plus élevé.
Les analystes techniques soulignent que la paire a franchi des niveaux de résistance majeurs, la barre des 93,00 servant désormais de support potentiel. La prochaine résistance se situe autour de 94,00, un niveau testé pour la dernière fois début avril.
La faiblesse du yen a été accentuée par la baisse des rendements des obligations d’État japonaises, tombés à des plus bas de plusieurs semaines dans un contexte de pressions déflationnistes persistantes dans l’économie intérieure. Parallèlement, l’indice du dollar américain est resté relativement stable, limitant les pressions à la baisse sur le cross NZD/JPY.
Les participants de marché surveilleront de près tout nouveau signal émanant de la RBNZ ou de la BoJ, ainsi que les prochaines publications de données économiques américaines, qui pourraient influencer l’appétit pour le risque et la trajectoire de la paire.
Pour l’heure, le cross NZD/JPY reste soutenu par un contexte constructif marqué par la hausse des prix des matières premières et l’affaiblissement du yen, bien que la volatilité pourrait s’accentuer en cas de changement inattendu des conditions macroéconomiques.



