Le prochain rapport de résultats de Nvidia, attendu mercredi, mettra en évidence si l'entreprise peut maintenir sa croissance alimentée par l'IA alors que le contrôle sur son modèle de financement pour les clients s'intensifie. La société spécialiste des puces basée à Santa Clara fait face à des questions sur son arrangement de financement de 500 milliards de dollars avec six grandes banques américaines pour soutenir les extensions de l'infrastructure d'IA, ainsi que sur sa garantie de 105 milliards de dollars pour la location du centre de données d'OpenAI dans l'Ohio.
Les analystes prévoient que les revenus de Nvidia au deuxième trimestre augmenteront presque de deux fois par rapport à l'année précédente, à 92,18 milliards de dollars, grâce à une explosion de deux fois plus importante des ventes dans les centres de données. Les actions de la société ont gagné 11,8 % en 2026, reflétant la forte demande pour ses puces d'intelligence artificielle, notamment les prochains processeurs Rubin, qui devraient être expédiés cet automne. La croissance des revenus devrait s'intensifier dans le troisième trimestre, avec des ventes projetées en hausse de 82,8 % à 104,20 milliards de dollars.
Morgan Stanley estime que les processeurs Rubin pourraient représenter près de 9 milliards de dollars de ventes au cours du troisième trimestre, ce qui permettrait à Nvidia de conserver sa position de leader sur le marché à l'encontre de concurrents tels que AMD et des solutions de processeurs personnalisés mises au point par les grandes firmes technologiques. La société a noté que si les processeurs Rubin pourraient permettre des améliorations à long terme dans les coûts de production de l'intelligence artificielle, il aura fallu du temps pour estimer leurs gains de parts de marché.
Jensen Huang, directeur général de Nvidia, a défendu la stratégie d'équilibre du bilan de l'entreprise, arguant que ses réserves de trésorerie justifient le soutien de clients AI en pleine expansion rapide, mais non profitables. Il a souligné que le soutien dans les centres de données proposé par OpenAI n'est pas un financement circulaire, car OpenAI remboursera les paiements de location tandis que Nvidia financera la technologie physique (centres de données, approvisionnements en énergie et installations) conçue pour accueillir ses puces pendant des décennies.
Les dépenses en infrastructure d'intelligence artificielle de Big Tech sont prévues dépasser 730 milliards de dollars cette année, ce qui souligne l'ampleur des investissements sur lesquels repose la croissance de Nvidia. Toutefois, Brian Mulberry, chef des stratégies de marché chez Zacks Investment Management, a mis en garde contre le fait que le rôle central de Nvidia dans le financement de l'intelligence artificielle pourrait présenter des risques si les taux d'adoption des outils d'intelligence artificielle ne correspondent pas à l'attente. La marge brute ajustée de l'entreprise est prévue rester autour de 75 % pour le deuxième et le troisième trimestres, ce qui reflète une forte puissance de négociation dans les puces d'intelligence artificielle à forte marge.












