L'autorité du leader nord-coréen Kim Jong Un s'est encore consolidée grâce à des modifications apportées au statut du Parti des Travailleurs, selon une étude publiée jeudi par l'Institut pour la stratégie de la sécurité nationale de Séoul (INSS).
L'INSS, affiliée au Service de renseignement national de la Corée du Sud, a analysé les décisions prises lors d'un congrès du parti qui s'est tenu en février dans l'État isolé. Les révisions renforcent le contrôle institutionnel de Kim en supprimant les références restantes aux réussites de son grand-père Kim Il Sung et de son père Kim Jong Il, tout en soulignant son rôle central. Kim, 42 ans, est secrétaire général du parti, un poste dont les pouvoirs ont été élargis pour permettre des nominations directes, des décisions sur l'adhésion et la dissolution des organisations du parti sans dépendre d'autres organismes.
Les modifications renforcent également la supervision centralisée des affaires gouvernementales et militaires. En application des nouvelles règles, le Politburo peut prendre des décisions cruciales en temps de guerre afin d'éviter les retards liés à la convocation de la commission entière. Les révisions réaffirment l'abandon par la Corée du Nord de sa politique de longue date en faveur de la réunification avec la Corée du Sud, une approche formalisée en 2024 dans le cadre de la doctrine des « deux États ennemis ».
Les tensions sur la péninsule coréenne restent accrues, plus de sept décennies après l’armistice de 1953 qui met un terme aux combats actifs de la guerre de Corée, car aucun traité de paix n’a été signé. La Corée du Nord fait face aux sanctions des Nations Unies depuis 2006 à cause de ses programmes d’armes nucléaires et de missiles. La Corée du Sud maintient une alliance militaire avec les États-Unis, alors que Kim a cultivé des liens étroits avec la Russie et la Chine, y compris une soutien à la guerre de Moscou en Ukraine.












