Une commission de trois juges de la cour d'appel du 9e circuit des États-Unis, basée à San Francisco, a décidé jeudi que la loi fédérale sur le commerce des produits de base ne prévenait probablement pas l'État du Nevada d'appliquer des réglementations en matière de jeux à la plateforme de marchés de prédictions de Kalshi, où les utilisateurs peuvent parier sur des événements sportifs et d'autres résultats.
Cette décision marque un revers pour Kalshi, qui avait tenté d'empêcher l'autorité de supervision du Nevada, arguant que ses contrats relèvent de la juridiction de la Commodity Futures Trading Commission des États-Unis plutôt que des régulateurs des jeux d'argent de l'État. La décision de 3 à 0 de la cour d'appel souligne le fait que les lois concernant les jeux du Nevada peuvent s'appliquer aux activités de la plateforme dans l'État.
Cette décision crée un conflit direct avec une décision rendue en avril par la 3e Cour d'appel des États-Unis à Philadelphie, qui a conclu que le New Jersey n'avait pas le pouvoir de réglementer la plate-forme de Kalshi. Cette divergence entre les deux cours d'appel augmente la probabilité que la Cour suprême des États-Unis puisse intervenir pour résoudre le différend de compétence et préciser si les régulateurs fédéraux ou étatiques ont le pouvoir de superviser les marchés de prédiction.
Kalshi exploite une plateforme où les utilisateurs peuvent parier sur des événements tels que les résultats sportifs, les résultats des élections et les indicateurs économiques. La société a précédemment argumenté que ses contrats sont des instruments financiers similaires aux contrats à terme, soumis à la réglementation de la CFTC, tandis que les autorités de jeux d'argent de l'État ont contesté que l'activité constitue de parieurs sportifs, qui relève de leur compétence.
La Commission de contrôle des jeux du Nevada s’est efforcée de réglementer les activités de Kalshi dans l’État, ce qui a inspiré la contestation juridique de la société. La décision du 9e Circuit autorise le Nevada à continuer son surveillance régulatrice, dans l’attente de tout autre appel ou examen par la Cour suprême.












