Le Fonds monétaire international a salué mercredi les modifications apportées à la loi sur la résolution des banques du Liban comme un « pas majeur » vers la résolution de la crise financière qui s'aggrave dans le pays, même si les risques liés à sa mise en œuvre persistent.
Le Parlement libanais a approuvé la semaine dernière des modifications au projet de loi, qui a pour objectif de restructurer le secteur bancaire, de remédier aux缺 de financement et de permettre aux déposants de recouvrer progressivement les fonds gelés. Le représentant du FMI au Liban, Federico Lima, a souligné que « la mise en œuvre effective de ce nouveau cadre de résolution des banques est essentielle ». Il a ajouté que les discussions avec les autorités libanaises continuent de faire cohérer la Loi sur la stabilisation financière et le recouvrement des fonds déposés (FSDR) avec les normes internationales.
Le législateur Alain Aoun a déclaré que les amendements répondaient à 99 % des exigences du FMI, affirmant : « Nous avons respecté 99 % de ce qu’ils souhaitaient. » Les réformes comprennent des modifications relatives à la gouvernance de la Banque centrale, un changement dans la composition de la Haute Commission bancaire et l’octroi d’une autorité à celle-ci pour déterminer le sort des banques en difficulté : restructuration, liquidation ou redressement.
La loi exige désormais l’aval du président libanais avant d’entrer en vigueur et risque d’être réexaminée par le Conseil Constitutionnel. Un haut responsable libanais a critiqué la lenteur d’action, soulignant : « Ce est le seul pays au monde qui connaît une crise bancaire depuis sept ans et n’a pas tenté de trouver une solution. »
La crise, qui a débuté fin 2019 dans un contexte de politiques budgétaires insoutenables, a fait chuter la livre libanaise de plus de 90 % par rapport aux niveaux enregistrés avant le déclenchement de la crise. Le gouvernement a estimé les pertes résultant de la crise financière à 70 milliards de dollars en 2022, un chiffre que les analystes estiment vraisemblablement surestimé. Les dégâts causés par la récente guerre avec Israël, estimés à 7 milliards de dollars, ont accru encore les pressions sur les finances publiques.
Le FMI a également exhorté le Liban à poursuivre les réformes fiscales afin de stimuler les dépenses de reconstruction, avertissant que la stagnation prolongée est insupportable.










